THE BOOK CLUB ∆ SUMMER READING

dimanche 11 septembre 2016

Vous vous rappelez quand je concluais mon dernier article Book Club par ma liste de livres pour le Summer Challenge du club de lecture de Mango & Salt? Blablabla, cinq livres bien sympathiques, blablabla, rendez-vous en septembre pour une review? Et bien mesdames et messieurs, je n'en ai pas lu un, je n'en ai pas lu deux, je n'en ai lu aucun. Voilà, c'est dit.
J'ai tout le même trouvé le temps, entre les journées de boulot interminables et les soirées pétillantes (au Prosecco), de me plonger dans quelques bouquins dont j'avais envie de vous parler.

Dieu me déteste Hollis Seamon 

New York, hôpital Hilltop. Richard sait qu'il ne fêtera pas ses dix-neuf ans, mais il a une furieuse envie de vivre ! Et d'embrasser Sylvie, la jolie fille de la 302... Contre la montre, le corps médical et sa famille toquée, ce Roméo casse-cou décide donc de flamber ses derniers rêves. Jusqu'à jouer son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre le sort... Ce roman bouleversant offre une leçon d'humour ravageuse et une extraordinaire leçon de vie.

Généralement, quand je vois écrit "extraordinaire leçon de vie" sur la quatrième de couverture, je détale comme un lapin. Mais je me suis laissée tenter par cette histoire, peut-être à cause du titre, et au final, c'était une bonne chose; nous sommes loin de la mièvrerie, et le ton du livre reste léger et enjoué malgré la tristesse du thème.
Le personnage de Richard, cet ado malade enfermé aux soins palliatifs, m'a beaucoup plu: sa force et son humour en font une sorte d'anti-héros sans complaisance. Il remplit son quotidien creux et sombres d'aventures détonantes, avec la même envie de faire n'importe quoi qu'un ado des plus classiques, le temps en moins.
C'est un livre bref qui se lit d'une traite, que l'on renferme avec un peu de tristesse, mais pas avec les yeux humides comme The fault in our stars (avec lequel on ne peut s'empêcher de faire un rapprochement). Alors ok pour la belle leçon de vie, mais extraordinaire je n'irais pas jusque là.

Ma note: ★★★☆☆


Les intéressants Meg Wolitzer

En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés « les Intéressants » : Ethan, un surdoué des films d'animation ; Goodman et sa sœur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy, qui rêve de devenir danseuse.
Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

J'aurais pu adorer ce livre. Il avait tous les critères pour que je l'adore: un roman initiatique, qui parcourt mes thèmes préférés, la frénésie adolescente et le passage à l'âge adulte, avec New York en toile de fond. Mais manque de pot, je n'ai pas supporté Julie.
Julie, ou plutôt Jules, c'est le personnage principal qui fait la rencontre de ce petit groupe dans une colonie de vacances destinée à favoriser l’épanouissement artistique. Ensembles, ils partageront des relations amicales, amoureuses, fraternelles pendant leurs vies d'adultes, teintées par la nostalgie de leurs étés sous les étoiles. J'ai aimé suivre leurs différents parcours, voir leurs amitiés évoluer au fil des années (c'est un aspect qui m'a particulièrement intéressé, faisant partie de la même bande d'amis depuis le lycée), j'ai aimé Ash et Jonah, mais alors Jules pas du tout. D'une adolescente pas sûre d'elle mais touchante, elle devient une femme amère et envieuse, toujours peu sûre d'elle mais avec l'innocence en moins.
Ce personnage, pour qui la compassion et l'empathie sont des sentiments inconnus, m'a exaspéré pendant une bonne partie du livre. Peut-être que j'ai été trop dure, peut-être qu'à force de voir des gens dans mon travail toute la journée, j'ai du mal à supporter un personnage imaginaire? Enfin, j'ai toutefois beaucoup aimé le style d'écriture, donc je me laisserais probablement tenter par un autre roman de Meg Wolitzer. 

Ma note: ★★★★☆


All the bright places Jennifer Niven

Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut de la tour du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la «bête curieuse» de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases «d'éveil» où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais, neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissé submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante : l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Pour une fille qui n'aime que moyennement les "belles leçons de vie", je me suis bien mis dedans cet été avec ce deuxième livre déprimant.
J'ai préféré le lire en anglais, comme la plupart des romans de la catégorie Young Adult (The Perks of Being a Wallflower (amour toujours sur ce livre), The Fault in our Stars, Eleanor and Park, The Silver Linings Playbook, etc...). La plupart du temps, le langage est accessible et la version originale fait vraiment honneur à l'histoire, parfois ternie par une traduction française un peu cucul.
Violet et Finch sont deux lycéens qui se rencontrent au bord du vide. Le jeune homme, qui a l'habitude de réfléchir à toutes les manières possibles de mourir, sauve la jeune fille, perdue et désorientée depuis le décès accidentel de sa sœur. Ce sera le début d'une histoire intense, le genre de celles dont on se dit que l'amour sera plus fort que tout. Ensemble, ils parcourent l'Indiana pour un devoir de géographie qui les emmènera bien plus loin que dans des lieux improbables (ça m'a fait penser à mon escale à Salvation Mountain). Mais cette belle histoire reste une illusion; l'une réapprend à vivre tandis que l'autre sombre petit à petit dans sa maladie mentale.
C'était beau, c'était triste et j'ai dû enchaîner sur Mon chien Stupide de John Fante pour me remettre de mes émotions.

Ma note: ★★★★☆

3 commentaires

  1. Des histoires bien tristes dis-donc (enfin, surtout le premier et le dernier) - ça m'intéresse pour plus tard, surtout le deuxième et le dernier :)

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  2. Dieu me déteste me fait bien envie, merci pour cette découverte !Et j'ai adoré le dernier, qui est déprimant je confirme mais c'est une belle histoire :)

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  3. Mon chien Stupide de Fante est juste excellent!Sur ce, ces thèmes de lecture assez démoralisateurs me donnent juste envie de revoir le film sublime "Harold et Maude" et de m'y (re-re-re-re) noyer dans l'amour absolu entre cet ado jouant à mettre sa mort en scène et la rutilante et drôle septuagénaire qui lui apprendra la dérision et la poésie (musique Cat Stevens ;-) )

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