Il est 7 heures du matin et je suis en train de me couper les ongles quand je le vois.

Furtif et silencieux, le coyote se faufile entre les cactus sans m'accorder un regard.

Nous sommes le 19 septembre, et je viens de me réveiller pour la première fois à Joshua Tree. 

 


J'aime à l’excès la lumière dorée, les palmiers vertigineux et le bleu infini de la côte californienne, mais je rêvais du désert. Un retour à la nature, à soi, au vrai, loin de l'agitation du monde. Sans le savoir, je rêvais de Buzzards Roost; un oasis miraculeux pour freaks désabusés imaginé de toutes pièces par Buck et Mumsie.
Sous les rayons flamboyants du lever de soleil ou sous l'infini bleuté de la voie lactée, ce lieu hors du temps m'a envoûté; ce qui ressemble de loin à un bric à brac extraordinaire pourrait être la maison de mes rêves, pas besoin de plus.
Je ne me promets généralement pas grand chose, mais là j'ai fait une exception à la règle : je reviendrais.

Au-delà de la dimension mystique du lieu, nous avons été fasciné par les constructions écologiques de Buck: permaculture, récupération d'eau, énergie solaire, empreinte carbone quasi inexistante...
Même au milieu du désert, il est possible de vivre en respectant la nature et ses convictions. Nous sommes restés pendus aux lèvres de Buck, intarissable sur le sujet, autour d'un café. Ai-je hésité à demander une résidence permanente? Oui, évidemment.

Notre mobil-home d'un autre temps à la décoration d'un autre monde se situe à quelques kilomètres de l'entrée du parc national de Joshua Tree. Ce véritable trésor naturel, qui s'étend sur des centaines de kilomètres, abrite deux écosystèmes de désert distincts : le désert du Colorado, aux altitudes basses, et le désert des Mojaves aux élévations plus hautes, patrie de ce fameux arbre de Josué. Au milieu des formations rocheuses démesurée ou face à la faille de San Andrea, sous un soleil de plomb, le temps semble s'être arrêté.

C'est tellement gigantesque. Je me sens toute petite, presque perdue, photographiant le paysage à tour de bras tout en sachant pertinemment qu'aucune photo ne rendra grâce à la magie du lieu.


Et puis il y a eu le Noah Purifoy Outdoor Desert Art Museum.

Grâce aux conseils avisés de Buck, nous avons découvert cet endroit bizarre et unique, aussi fantasmatique qu'un mirage au milieu du désert. Suivez une route isolée et poussiéreuse et vous êtes arrivés. Sur plus de quatre hectares se tient une exposition permanente d’œuvres d'art monumentales, fabriquées à partir de matériaux divers: du métal, du bois, des pneus, des emballages d'hamburgers, des claviers d'ordinateur brisés, ou des fragments de verre.
I do not wish to be an artist. I only wish that art enables me to be. Noah Purifoy, 1963
Noah Purifoy était un artiste visuel afro-américain et un sculpteur travaillant l'art d'assemblage, qui a quitté Los Angeles pour le désert Mojave à la fin des années 80.
Le paysage dramatique et rude du Mojave inspira Noah Purifoy pour la création de ses pièces d'assemblage, qu'il appela «Environmental Sculpture». Il voulait que ses œuvres soient exposées dans leur environnement naturel et ainsi ne pas interférer dans leur processus de décomposition. Curieux et enthousiasmé de voir quel rôle la nature pourrait jouer dans l'histoire d'une œuvre d'art, il soutenait que «les changements font partie intégrante de la vie elle-même».


Le changement.
Celui qui transforme les oeuvres de Noah Purifoy, celui qui érode les roches millénaires de Joshua Tree, celui qui a métamorphosé Buck en guerrier de la nature, celui qui s'est imposé à moi à la fin de l'été; comme une révélation, comme une inspiration, comme un nouveau regard sur ce qui me rend heureuse.
Et ce voyage, ces journées dans ces lieux mystiques, transcendants et les sentiments qui en découlent. Je suis pas loin de virer New Age, mais le désert et moi, maintenant c'est pour toujours.

JOSHUA TREE

lundi 27 novembre 2017

Ils fleurissent sur nos murs virtuels, égrenés par les unes et les autres, et prennent tellement de place qu'on ne peut plus les ignorer. Qui aurait pu croire que des hashtags me retourneraient autant le ventre? Balance ton porc, moi aussi, me too.

Nous sommes toutes victimes. Celles qui le racontent, celles qui préfèrent se taire et qui sont toutes autant dans mon cœur.  Nous sommes toutes victimes, submergées de rage et de peine devant ce déferlement de témoignages qui donnent la nausée. Nous sommes toutes victimes, peu importe notre apparence, notre statut social, notre nationalité: ça me brise le cœur de l'écrire parce que ça le rend réel, mais être agressée parce qu'on est une fille, une femme, c'est normal. Et un monde qui laissé s'installer et même favorisé cette norme, ne peut être qu'un putain de monde malade.

J'ai une boule dans la gorge depuis hier soir. Voir défiler les #MeToo sur Twitter. Un deux, cent, mille. Des amies, des connaissances, des anonymes. Et puis, forcément, me rappeler. Ce genre de souvenirs remontent comme une envie de dégueuler; tout devient vague, puis tristement réel, et il ne reste plus que la tristesse, et les questions.

Et si j'avais réagi différemment ou plus tôt? Ça n'aurait rien changé.
Est-ce que je n'exagère pas? Non, et si ce n'était rien, je pourrais probablement inclure une de mes histoires, celle qui me dégoûte et m'énerve le plus dans cet article, mais j'ai beau essayer de l'écrire, c'est juste impossible. 
Est ce que j'aurais dû m'habiller différemment? Non, ça n'aurait rien changé à mon incompréhension de me faire klaxonner pour la première fois. J'avais 11 ans. Ça n'était que le début.
Est ce que j'ai eu peur, à chaque fois que j'ai entendu des pas derrière moi dans la nuit? Oui, terriblement. Et j'ai eu raison de courir.
Est ce que j'ai tout fait pour oublier, parce que "c'est normal", "boys will be boys"? Complètement.

Nous sommes toutes victimes, et c'est dégueulasse, injuste et terrifiant. Mais à travers ces sombres histoires que l'on ne peut plus ignorer, je vois comme une lumière, qui vacille mais qui s'intensifie.
Nous sommes toutes des victimes mais nous sommes toutes des alliées maintenant. Nous avons mal dans nos tripes, dans notre chair, mais nous ne sommes plus seules. Et si c'était maintenant? Et si notre heure était venue? Et si, malgré nos blessures vivaces et de toutes nos forces, nous pourrions enfin avoir l'espoir d'un changement?
J'ai le ventre retourné et les larmes aux yeux, mais putain qu'est ce que j'ai envie d'y croire.

Illustration de l'artiste Witchoria // son site // son facebook

ME TOO

mardi 17 octobre 2017

En ce début d’année ma pile de livres à lire a pris dangereusement de la hauteur. Il faut croire que ce sont les chaudes journées d’été et le besoin d’évasion qui leur colle à la peau qui m’ont donné envie de me replonger dans mille histoires extraordinaires, de tourner inlassablement les pages en luttant pour garder les yeux ouverts.


Dix-sept. C’est le nombre de livres lus cette année. Je ne suis pas vraiment à la moitié de mon « reading challenge », mais je crois que je n’aime pas me donner des défis qui n’intéresse que moi. Le principal, ce sont les auteurs que j’ai découvert, et leurs récits imprimés noir sur blanc qui nous emportent.

Cette édition du Book Club est entièrement consacrée à des autrices (si le terme te fait bizarre tu peux toujours lire cet article) et à leurs romans. Familles brisées, Sud poussiéreux, futur terrifiant et cheveux blancs sont au programme. 

Avis de tempête, Susan Fletcher


L’écriture enivrante et poétique de Susan Fletcher m’avait emmenée dans l’Ecosse du 17ème siècle avec l’histoire de la mystique Corrag dans Un Bûcher sous la Neige, dont je vous avais fait l’éloge dans cet article.
Partons cette fois-ci dans les Cornouailles, avec Moira, une fille de la mer, sauvage et sensible. Au chevet de sa sœur qu’une violente chute a laissé dans le coma, elle narre son existence, dans sa force comme dans ses faiblesses. Une fois de plus, la prose de l’autrice nous emmène loin, très loin, au bord des sombres falaises anglaises, où l’écume et les rochers se confondent avec le ciel abîmé. Pour moi, lire Susan Fletcher c’est aussi recopier des lignes entières de ses livres dans des carnets en soupirant devant tant de beauté.
L’histoire en elle-même m’a toutefois moins enthousiasmé que celle de Corrag, ce que je n'explique que par mon humeur du moment, mais pour rien au monde je ne regretterais cette lecture. Susan Fletcher est une sorcière des mots, une vraie pour le coup, et moi je suis ensorcelée. 


Le sud des États-Unis. La pauvreté. La poussière. Des personnages bigarrés. Et quelque part, la poésie. Le moins que je puisse dire de ce livre, c’est que ça a été une lecture surprenante, autant dans sa trame que dans son style.
J’ai acheté ce livre en en voyant un autre, Illuminations et Nuits Blanches, l'autobiographie inachevée de Carson McCullers, qui m’a donné envie de découvrir le talent de cette autrice qui a publié des œuvres monumentales avant ses 30 ans. Ici, les destins s’entrecroisent, s’entremêlent au cœur d’une ville du Sud comme il y en a des milliers d’autres.
Il y a John Singer, le sourd muet à qui tout le monde se confie dans le plus grand des silences, la jeune Mick et sa tripotée de frères et sœurs, qui sillonne les rues à la recherche de musique, le Docteur Copeland, qui a sacrifié sa vie de famille pour ses idées et contre la ségrégation, Biff le tenancier du café qui  assiste à ce spectacle permanent. Des personnages profonds, dont les rêves traînent sous un soleil de plomb.
Comme un soupir, la jeune femme de 23 ans partage en 1940 une vision sans failles sur ce monde qui poussent les hommes à se déchirer. La lenteur du récit et le style faussement naïf n’est pas sans rappeler Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ou Des souris et des hommes, et ce roman culte s’inscrit dans la veine de ces chefs-d’œuvre. 

La servante écarlate, Margaret Atwood


Terrifiant. La gorge dans un étau et le cœur dans les chaussettes à chaque page de ce roman dystopique paru en 1985 remis au goût du jour par la série du même nom diffusée cette année.
Dans un futur proche (peut-être même très proche), et dans des lieux familiers, June se remémore son ancienne vie: son travail, son mari, sa fille et sa liberté. Tout lui a été enlevé à partir du moment où l’État est devenu une dictature, et elle une servante tout de rouge vêtue. Mais dans ce monde carcéral où l'infertilité fait planer une menace, son rôle de femme de chambre prend une toute autre dimension; celui d'une mère porteuse soumise pour un couple haut placé.
Prise au piège de cette société totalitaire mais aussi de ses souvenirs, June (rebaptisée Defred pour montrer l'appartenance à son Commandant) se livre aux lecteurs à travers l'écriture simple mais glaçante de Margaret Atwood. Que sont-ils devenus, ceux qu'elle aimait? Que va t'il lui arriver si elle enfreint les règles? Sera-t'elle déportée, tuée? Est ce que ça a été le sort rencontré par son amie Moïra et plus tard par Deglen ?
J'ai complété cette lecture par le visionnage de la série qui donne une dimension supplémentaire à cette histoire, et qui m'a tiré des larmes de colères et de tristesse. Mais aussi de peur. Parce qu'il ne se passe pas une journée sans qu'une actualité nous rappelle la fragilité de nos libertés, particulièrement en tant que femmes. Une lecture à mettre entre toutes les mains (et n'hésitez pas une seconde pour la série). 

Une apparition, Sophie Fontanel


Pour être franche, j'avais quelques à priori au début de ma lecture du nouveau livre de Sophie Fontanel. Déjà, parce que j'ai des à priori sur la littérature moderne française (ça marche aussi pour le cinéma, désolée, je n'en suis pas fière mais c'est comme ça) et surtout parce que je n'étais pas familière du travail d'écrivain et de journaliste de l'autrice.
Le début du livre n'a pas vraiment aidé à dissiper mes craintes, et je craignais de baigner dans un parisianisme agaçant pendant 250 pages. Mais au fur et à mesure de ma lecture, et grâce à la plume légère et autobiographique de Sophie Fontanel, je me suis adoucie et j'ai découvert le choix, à la fois simple et lourd de sens, de cette apparition: laisser le blanc s'installer progressivement dans la chevelure jusqu'à la renaissance. Ce journal, à peine romancé, fait la part belle aux femmes et embellit l'inexorable course de l'âge. Il y a des passages très forts (et un beau clin d’œil à mon idole Agnès Varda), d'autres plus édulcorés, mais c'est la valeur universelle de ce témoignage qui le rend intéressant. J'aurais pu apprécier un peu plus de réflexion sur la pression sociale faite aux femmes, mais il s'agit ici du cheminement personnel de l'autrice vers la liberté et l'acceptation. Et je sais déjà que nous serions tellement plus heureuses si ces mots, liberté et acceptation, faisaient réellement partie de notre quotidien, qu'ils concernent nos cheveux, nos corps, notre apparence, notre sexualité et nos choix de vies.

J’ai aussi lu La fille du Train, Le Confident, et Le Maître des Illusions, et c'était sympa mais je n'ai pas eu de vrai coup de cœur. Par contre, j'ai lu La vérité sur Lorin Jones d'Alison Lurie et j'ai tellement aimé que maintenant je vais lire tous les livres d'Alison Lurie.

Vous pouvez suivre toutes mes lectures en cours et devenir mon ami pour la vie sur Goodreads et retrouver tous mes articles dédiés aux livres sur le blog dans la catégorie Book Club. Bisous!

THE BOOK CLUB ∆ SUMMER READING

mardi 10 octobre 2017

Un nouveau coup de cœur dans la rubrique des Jolis Shops: aujourd'hui, je suis ravie de vous parler de la boutique Melle Nora sur Etsy!

Nous partageons toutes les deux un amour inconditionnel pour le cinéma, et en particulier pour les films des années 80 et 90 qui ont bercé notre enfance (et qui, ne voilons pas la face, ont complètement influencé notre vie d'adulte). Nos BFF? Falcor et Atreyu, Doc et Marty, Sinok et Choco! 
Sa passion pour les films cultes et les dessins animés trop cools, Nora l'a transposé sur des badges, des pin's et des patchs, et aujourd'hui elle nous raconte son parcours dans une petite interview!


Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Nora, je suis mi-jeune mi-âgée, et depuis quelques années je vis à Rennes, mais je suis passée par Paris, Toulouse et Bordeaux (un jour l'Est peut-être qui sait ?). Et dans la vie, quand je ne m'occupe pas de mes chats, je suis graphiste !

Qu'est ce qui t'a donné envie de créer ta boutique sur Etsy ?
En fait, j'avais déjà une badgeuse, mais un jouet pour enfant. Et comme les gens autour de moi trouvaient mes badges rigolos et que j'en faisais parfois pour les copains, je me suis dit que certainement d'autre gens de par le monde aimeraient ça aussi, donc j'ai acheté une vraie badgeuse et hop, je me suis lancée ! Très franchement je n'y croyais pas beaucoup, mais ça a très bien marché tout de suite, donc aucun regret !


Quel est le concept de la boutique ?
Des films en badges! Comme toi, je suis ce qu'on appelle une geek, et je suis filmovore. Donc ma boutique est principalement alimentée de répliques de films (parfois en français, parfois en version originale), ou de personnages de films et séries... Et encore, il n'y en a pas beaucoup au final si on fait le compte de tout ce qui existe! Disons que c'est une partie de mon culte à moi!

Quelles sont les particularités de ta collection ?
Pour certains badges, je m'amuse à mixer un personnage avec une réplique autre ou des paroles de chansons si ça matche bien,comme Frodo et Put a ring on it (malheureusement je n'ai plus le droit de le vendre sur etsy, mais il est toujours là dans la pénombre!).
Et depuis quelques temps je m'amuse à faire des pins, toujours pareil en me disant "mais pourquoi ça n'a jamais été fait ?" alors hop je me lance. Là je viens de faire mon premier patch avec une de mes répliques préférées de Jurassic Park (NDLR: MEILLEUR PATCH DU MONDE), et si ça plaît pourquoi pas d'autres. Et comme l'air de rien ça prend du temps, j'ai décliné quelques modèles sur Redbubble pour avoir d'autres supports.

Quels sont les meilleurs souvenirs que tu aies eu en tant que créatrice ?
Comme je propose également la personnalisation, parfois des clients me demande leur propres phrases cultes ou images. Et j'ai eu l'occasion de faire des badges pour un mariage où tous les badges étaient en fait des anecdotes pas très glorieuses vis à vis du marié. C'était assez drôle, ce genre de choses en théorie reste dans le cadre privé et j'ai eu l'impression de participer aussi un peu à la noce!

Et question bonus: tu baignes dans la pop culture, et moi aussi j'adore ça, alors dis moi ton film préféré, dessin animé préféré, série préférée!
Rolala j'aime pas cette question, parce que je suis incapable de dire ce que je préfère! (NDLR: désolée, je sais, c'était pas sympa!)
 Mais disons que si c'était un Top 50, en tête de liste il y aurait :
- Star Wars (épisodes 4, 5 et 6, si si c'est un seul film)
- La Belle au Bois Dormant (je trouve les décors complètement dingues et Maléfique ♥) 
- Oz (la seule série que j'ai en DVD... ok je mens, j'ai aussi l'intégrale de La Croisière s'amuse)
Mais je pense fort à vous les Goonies, Total Recall, Rocky, Alice aux pays des Merveilles, le Livre de la Jungle, Totoro, Parks and Recreation, The IT Crowd, Angela 15 ans, et tous les autres !

Vous l'aurez compris, Nora elle est trop cool, tellement cool qu'elle vous fait un joli cadeau: 
bénéficiez de 15% de réduction sur toute la boutique du 6 au 16 septembre en rentrant le code LOUISEPIRATE au moment du paiement! 

JOLIS SHOPS ☆ MELLE NORA

mercredi 6 septembre 2017

J'ai passé ma pré-adolescence (boys bands), mon adolescence (punk rock) et une grande partie de ma vingtaine à NE PAS, ou peu, écouter de groupes de filles. Dire que personne n'était là pour m'en faire découvrir n'est pas faux; mais la vraie raison, et qui en était une très mauvaise, c'est que j'étais secrètement jalouse. J'enviais la magnificence de ces filles qui chantaient, jouaient de la guitare, avaient les styles les plus cools, alors que je n'arrivais même pas à faire les 3 notes de Come As You Are sur la guitare de mon mec (en fait ça s'appelle de la misogynie intériorisée et heureusement ça évolue).

Tout ça pour dire que depuis quelques années, je rattrape le temps perdu en écoutant, sans même faire exprès, une majorité de groupes de filles qui dépotent. Mes coups de cœurs de cet été n'ont pas dérogé à la règle, et même si je suis une critique musicale plutôt nulle, je vous conseille vivement d'écouter les artistes qui vont suivre. Voilà.

Daddy Issues

Hum, comment dire? Crush, coup de cœur, ou obsession du moment? Ce que je sais, c'est que j'écoute Deep Dream non stop depuis dix jours. C'est le mix p-a-r-f-a-i-t entre du grunge 90's qui va tout droit, du rock un peu pop lo-fi aux riffs simples mais intenses et une voix qui donne envie de chanter très fort dans son salon (et qui me rappelle Alanis Morissette sur la chanson Boring Girls?).
Bref, je suis complètement en amour devant ce trio de Nashville et je vois pas comment vous ne pourriez pas l'être.




Snail Mail

Snail Mail, c'est d'abord la voix de Lindsey Jordan, 17 ans tout juste, qui prend aux tripes et au cœur un petit peu plus à chaque écoute. L'adolescente prodigue chante avec une lucidité et une intensité qui ne laisse pas indemne, et enchaîne les mélodies de guitares lancinantes. Je ne sais pas si vous conseillerais d'écouter cet album allongé, les yeux clos, les gouttes de pluie s'écrasant sur les vitres, mais si vous avez besoin de pleurer un bon coup, n'hésitez pas. C'est trop beau (je vous ai dit que j'étais nulle comme critique musicale).
(bonus! Cool interview sur Pitchfork à lire ici)




Waxahatchee

Chaque sortie d'album des sœurs Crutchfield est toujours une excellente nouvelle. Celui d'Allison, Tourist in this Town, était incroyable, mais mon coup de cœur a été pour celui de Katie, aka Waxahatchee, Out in the Storm.
Une inondation d'émotions, de vrai et de beauté transparait dans le flot de cet album vécue par l'artiste comme une renaissance; celle que l'ont vit après la fin d'une relation amoureuse destructrice. Katie a trouvé la paix dans ce processus de reconstruction, et nous a offert un album magique et transcendant. Vous l'aurez deviné, moi j'ai eu un coup de foudre.






PIRATE PLAYLIST ★ SUMMER CRUSH

mardi 22 août 2017

Bonjour, je m'appelle Louise, et je fais partie du collectif des plus grands insomniaques du Sud-Ouest.
Je ne suis pas fière de m'être décernée ce titre fictionnel, mais le sommeil et moi, c'est une longue histoire de désamour, depuis toujours. Que ce soit les nuits où je lutte contre le sommeil, avec l'angoisse d'éteindre la lumière (va comprendre) ou les nuits où je ressasse mille pensées incongrues dès que je pose la tête sur mon coussin, les réveils sont souvent compliqués. Cela influe évidemment sur mon énergie, mon humeur, ma tête toute fripée, et mon quotidien en général, personnel et professionnel.

Et puis il y a eu Dodow: un drôle de petit objet blanc, design et lumineux censé favoriser l'endormissement et le sommeil. Autant vous dire que j'étais très curieuse de le découvrir et de le tester!


Sur le papier, le principe est très simple: Dodow projette une lumière bleue au plafond, sur laquelle on synchronise notre respiration; on inspire quand le faisceau s’étend, on expire quand il rétrécit. En se concentrant de la sorte, le flux de pensées diminue et le cerveau surchauffé s'apaise. En mesure avec l'éclairage bleu, le rythme de la respiration ralentit progressivement jusqu'à ce qu'une sensation de fatigue se mette en place.

Et dans la vraie vie? L'utilisation est simplissime; d'une légère pression, on lance le programme de 8 ou de 20 minutes, et on se concentre sur la lumière bleutée. Dès la première fois, en quelques minutes, je baillais à m'en décrocher la mâchoire, et ne pensais à rien d'autre qu'à ma respiration, qui s'apaisait lentement. Une sensation familière à celle de la relaxation qui conclue les séances de yoga. Le programme de 8 minutes m'a largement suffit, mais dans tous les cas, Dodow s'éteint tout seul, pas besoin d'y revenir.


Pour moi, Dodow répond efficacement à la question comment s'endormir le plus sereinement possible. Après, un bon endormissement ne me garantit malheureusement pas une nuit sans réveils nocturnes; mon rythme de sommeil étant très aléatoire et imprévisible (enfin, ça doit probablement dépendre de mon stress, ne nous voilons pas la face).
J'ai néanmoins beaucoup apprécié de pouvoir m'endormir sans être polluée par mes pensées absurdes jusqu'à des heures pas possibles, et je vous le recommande vivement si vous êtes dans le même cas que le mien.

Dodow est disponible en ligne pour le prix de 49€; retrouvez sur le site dédié tout plein d'explications bien plus scientifiques que les miennes sur son fonctionnement et ses avantages!

S'ENDORMIR AVEC DODOW

jeudi 3 août 2017

Latest Instagrams

© a pirate's life for me. Design by Fearne.