THE BOOK CLUB ∆ LES PÉPITES

mercredi 2 novembre 2016

La perfection ou presque, par trois fois.

L'enchaînement étonnant et idéal, que l'on souhaiterait perpétuel. Ces livres qu'on découvre et qu'on ne veut plus quitter; ces petites pépites qui resteront pour toujours avec nous.
Hasard ou coup du sort, mes vacances d'après-saison ont été enchantées par cette succession impeccable de trois bouquins, complètement différents et pourtant presque complémentaires (pour l'anecdote, j'avais un incroyable prof de lettres au lycée qui entamait ses cours par une citation piochée au hasard dans ses carnets, et nous demandait de la mettre en relation avec les livres étudiés en cours; au début, cela paraissait impossible et incongru, mais petit à petit c'est presque devenu évident. Depuis je suis fascinée par ces corrélations improbables.).

Fairyland, Alysia Abbott

 

En 1973, après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s'installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l'époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie à l'arrière des librairies. Alysia Abbott revient sur les aventures de son enfance alors que le virus du sida ronge peu à peu la ville.

Un livre d'amour, intense, beau et déchirant. L'écriture d'Alysia Abbott vogue au gré des souvenirs, des entretiens qu'elle a eu avec sa famille, et des journaux et autres poèmes de son père; des mémoires à peine romancées qui nous plongent dans un San Francisco bouillonnant et artistique. Et au milieu, la bulle d'amour familial entre Steve et sa fille, malgré les déménagements, les amours déçus, les fêtes sans lendemains, les années de vache maigre et la maladie, qui s'installe insidieusement dans leur quotidien, jusqu'à la fin.

A la fois un témoignage et un hommage, ce livre est une pépite d'émotion, pudique et intense à la fois. Touchant, parfois un peu dérangeant mais aussi malheureusement instructif sur la propagation du SIDA dans les années 80-90; époque à laquelle nous étions trop jeunes pour réaliser l'ampleur dramatique de la maladie. Illustré par des photos d'époque et des extraits de poèmes et de dessins de Steve, ce roman biographique m'a ébranlé et ému par son intensité et sa superbe. Vite, dans vos piles de livres à lire.

★★★★★


Price, Steve Tesich

Le temps d'un été, Daniel Price est emporté par le tourbillon de douleur, d'exaltation, de colère et de passion qui fera de lui un homme. Tandis que son père agonise lentement, il est englouti par la force d'un premier amour. Dix-huit ans, bientôt diplômé et accompagné de ses deux amis aussi paumés que lui, ce dernier été est un adieu à l'adolescence, bouleversante de contradictions.

J'avais promis de laisser une seconde chance à Steve Tesich après la lecture de Karoo, et en toute modestie, c'était une excellente idée. Price, paru en 1982, est son premier roman, et c'est un grand roman.
En 1961, à East Chicago, une ville industrielle, c'est la fin du lycée pour Daniel Price, et le début de sa vie d'homme, loin de l'insouciance commune aux jours d'été. Il tombe amoureux de l'insaisissable Rachel; le premier amour, aussi intense que ravageur. Simultanément, son père tombe gravement malade et leur relation distante s'en trouve encore plus touchée. Une naissance pour une mort.

Loin du récit initiatique classique, on se laisse porter par l'écriture superbe de l'auteur et les sentiments tourmentés du jeune Daniel en abordant les thèmes de l'amitié, de l'amour, de la mort, des déceptions et du passage à l'âge adulte. Un livre qu'on a du mal à poser et dont on sort à la fois chamboulé et ému.

★★★★★


La cloche de détresse, Sylvia Plath  


Esther Greenwood, dix-neuf ans, est à New York avec d'autres lauréates d'un concours de poésie organisé par un magazine de mode. De réceptions en soirées passées pour tuer le temps, ce sont quelques jours d'une existence agitée et futile que vit la narratrice. En même temps, elle se souvient de son enfance, de son adolescence d'étudiante américaine, des amours qu'elle a connues. Tout bascule lorsque Esther quitte New York. Tentatives de suicide, traitements de choc, guérison, rechutes, et, pour finir, l'espoir. Esther est à la fois «patiente» dans l'univers hospitalier et observatrice au regard aigu de ce monde, qui a pour toile de fond l'Amérique des années 50.

Suis-je la seule à mettre de côté un livre, en sachant pertinemment que je vais l'adorer, pour le garder pour un moment précis? Comme un paquet de bonbons caché dans un placard que l'on garde pour des jours meilleurs.
Comparer La Cloche de Détresse avec un paquet de bonbons n'est vraiment pas une bonne idée, mais comparer l'écriture de Sylvia Plath à quelque chose de fantastique, qui prend possession de vous et vous fait lever les yeux au ciel de satisfaction à chaque page est totalement légitime.

D'inspiration largement autobiographique, ce roman est à la fois dérangeant et fascinant. Le lecteur ne peut que constater et appréhender la dépression d'Esther, cet enfermement dans une cloche de verre qui bride et tourmente toute la créativité et le talent de cette dernière. L'histoire finit sur une note d'espoir, qui ne suffira pas pour Sylvia Plath: elle se suicide en 1963, année de parution de La Cloche de Détresse. C'est un livre à la fois ancré dans son époque et universel, tellement les sujets abordés sont intemporels. Et je crois que c'est exactement comme cela que l'on définit un classique, voire un chef d’œuvre.

★★★★★

SCARY MOVIE PARTY

mercredi 26 octobre 2016

Ce que j'aime faire en octobre: 


- des gâteaux au potiron
- des soupes au potiron
- un mac and cheese au potiron
- boire de la bière au potiron
- regarder des films qui font (un peu) peur

Oui, des films qui font un peu peur, parce que depuis que j'ai vu Ring en VO en 2001, je peux difficilement regarder des films d'horreur sans être traumatisée pendant une bonne semaine (j'ai quand même l'objectif de pouvoir regarder Shining au moins une fois dans ma vie).

J'ai donc préparé ma petite sélection d'incontournables sur Netflix, qui font même pas vraiment peur, juste de quoi se cacher les yeux sous le plaid, au cas où.

The Craft (1996)

Ou LE film qui a fait que mes copines et moi avons commencé à chercher des formules et autres sortilèges dans les méandres de l'internet des années 2000 (ne comptez pas sur moi pour vous dire celles qui ont fonctionné ou pas...).
Quand Sarah débarque à Los Angeles (après s'être rasé la tête dans Empire Records), elle fait la connaissance de trois étudiantes qui pratiquent la magie, Nancy, Bonnie et Rochelle. Elle même dotée de dons exceptionnels, elles forment à elles quatre un cercle capable d'invoquer les plus puissants esprits et de faire de leurs rêves une réalité. Mais la soif de pouvoir de certaines amène des rivalités dans le groupe et cause des dommages incontrôlables.

J'ai regardé à nouveau ce film, seize ans plus tard, avec autant de plaisir, malgré des passages complètement téléphonés. Ce teen-movie occulte nous replonge avec plaisir dans les 90's et nous donne envie de nous venger des tyrans des cours de récrés en invoquant des forces surnaturelles.
La légende urbaine voudrait même que le tournage de la scène de l'invocation sur la plage ait été rythmé par des évènements bizarres; telles qu'un débarquement de chauves souris qui a fait s'éteindre toutes les bougies, des vagues d'une violence rare qui ont déferlé à chaque début de scène, et tout le courant électrique qui saute quand Nancy hurle "MANON FILL ME"...

The Crow (1994)

Inspiré d'un comics, The Crow est un film a l'esthétique sombre, romantique et bizarre...
La veille de leur mariage (et d'Halloween), Eric Draven et sa fiancée Shelly sont brutalement assassinés par une bande de criminels. Un an plus tard, un mystérieux corbeau apparaît sur la tombe d’Eric, qui à la nuit tombée, revient à la vie pour assouvir sa vengeance dans une ville à feu et à sang.

La beauté gothique du film est indéniable et n'est pas sans rappeler les débuts de Tim Burton ou Gotham City dans ses heures les plus sombres; le spectateur plonge dans un univers à la fois extrême et sophistiqué.
Mais le film a acquis son statut culte tragiquement, quand la réalité a rejoint la fiction. L'acteur en plein essor qui interprète Eric Draven, Brandon Lee trouve la mort en plein tournage, d'un coup de feu tiré à bout portant, d'un revolver qui aurait dû être chargé de balles à blanc... Le réalisateur et la famille de Brandon Lee ont choisi de terminer le film en sa mémoire. Le revoir aujourd'hui fait toujours un peu froid dans le dos...

Scream (1996)

Salut mon film d'horreur préféré! Mon premier! Celui que ma petite sœur n'aurait jamais dû regarder en même temps que moi!
La petite ville très tranquille de Woodsboro est secouée par les meurtres violents de deux étudiants. Sidney, une amie des victimes, est d'autant plus traumatisée par le drame que sa propre mère a été assassinée un an plus tôt. Seule chez elle, elle est à son tour agressée par le tueur. Mais l'intervention de Billy, son petit ami, fait fuir l'assassin (c'est louche!)... Elle se retrouve alors cible numéro un et ne sait plus en qui faire confiance dans son entourage.

Ce film est terriblement effrayant et effroyablement drôle à la fois, et je ne suis pas la seule à l'adorer: il devient dès sa sortie le plus gros succès du genre slasher de tous les temps aux US. Rien que ça.
Vingt ans après, malgré les accessoires d'un autre temps, il n'a pas pris une ride. Et on frissonne encore plus quand on réalise qu'il a été inspiré d'une histoire vraie... 

The Faculty (1998)

Vous allez vous dire que je commence à sérieusement abuser avec les films pour ados des années 90, et vous aurez probablement raison. Mais Josh Hartnett! Jeune Frodon! Terminator! J'ai une grande affection pour ce film (et pour Josh Hartnett) et malgré ma non-connaissance des films d'horreur, je pense qu'il est loin d'être un nanar.
Herrington High est un lycée américain des plus classiques, avec ses salles de classes qui se délabrent de jour en jour et ses élèves clichés; les cerveaux, les cancres, les sportifs, les stoners... Mais peu après la découverte d'un organisme vivant inconnu, certains élèves commencent à soupçonner que quelque chose d'étrange est en train de se passer dans le lycée, certains professeurs ainsi que certains élèves ayant un comportement bizarre...

On retrouve Kevin Williamson (de Scream) (et Dawson) au scénario et Robert Rodriguez à la réalisation, dont la réputation n'est plus à faire. Le côté fun des teen movies est omniprésent, et il y a des bonnes scènes un peu dégueu qui font totalement leur petit effet. Et est-ce que je vous ai parlé de Josh Hartnett?

J'aurais pu ajouter à ma liste Blair Witch, Souviens toi l'été dernier, Légendes Urbaines et tous les autres films qui m'ont fait frissonner avant Ring, mais vous avez largement de quoi tenir jusqu'à Halloween. Allez faites chauffer le pop corn et préparez vous à rigoler et à vous cacher les yeux. Un peu.

TROIS JOURS à LISBONNE

lundi 24 octobre 2016

Tout plein de "C'est magique!", quelques "Vous allez adorer!", et pas mal de "Un vrai coup de cœur!", voilà ce que j'ai entendu quand j'ai annoncé à mon entourage que je partais une semaine au Portugal. Et bien, les bougres avaient sacrément raison.

Nous avons atterri à Lisbonne le 1er octobre sous un soleil de plomb, qui a brillé toute la semaine; j'ai beau aimé les feuilles rouges dorées et les chocolats chauds, j'étais plus qu'heureuse de me promener en robe, les mollets à l'air à cette période de l'année. Depuis Bordeaux, il y a des vols directs, rapides et abordables avec Easyjet.

Quelques dizaines de minutes de métro plus tard, nous voilà au cœur de la capitale portugaise; dans l'air, un parfum légèrement envoûtant, devant nous des multitudes de façades colorées et joyeuses, et partout la promesse de découvrir un endroit fascinant.

Nous avions trouvé un chouette, chouette, chouette appartement sur Airbnb. Confortable, cosy et lumineux, le loft d'Helena est une petite pépite caché en plein cœur d'un des plus anciens et typiques quartiers de la ville, l'Alfama. Authentique et préservé, c'est l'endroit idéal pour découvrir l'esprit authentique de Lisbonne. Ah, et je n'ai pas encore mentionné le rooftop de notre immeuble, qui donne la plus belle vue sur le Monastère de Saint-Vincent de Fora.
Dans le dédale des petites rues pavées et des centaines d'escaliers, se cachent de toutes petites auberges familiales, des clubs de fado presque secrets et des restaurants comme je les aime: des murs anciens en pierre, de la cuisine moderne et du personnel super cool. Mon petit préféré, Cruzes Cerdo, au pied de la Cathédrale Santa Maria Maior (le Sé). Une telle régalade que nous y sommes allés deux fois (oui, oui. En trois jours.).

Également testés et approuvés, toujours dans l'Alfama, le Pois Café et ses déjeuners sucrés salés (et ses spécialités autrichiennes, va comprendre), le Ma'Fama pour ses sandwichs sur le pouce, et Damas pour son ambiance cool et garage.

Je vous arrête de suite: nous n'avons pas passé ces trois jours à Lisbonne à manger de délicieux plats végétariens en buvant des Sagres fraîches à 1,50€. Enfin, si, mais pas que.

La richesse culturelle et historique de la ville est immense, et il faudrait un mois, une année pour la découvrir. Mais au travers de nos balades, nous avons pu admirer la "gameofthronable" Tour de Belém, le quartier historique et les petites rues bucoliques du Castelo São Jorge, l'architecture fantastique du Monastère des Hiéronymites, la collection d'art moderne du Musée Berardo (accès libre et gratuit!), les azulejos et la vue imprenable de Portas do Sol. Nous avons marché, pris un jus frais au Time Out Market, et marché encore, les yeux en l'air et un sourire aux lèvres, dans la douceur de l'air lisboète.
Quand on a vraiment été fatigués de marcher, nous nous sommes arrêtés à LX Factory, sous le grandiose pont du 25 Avril, qui rappelle d'autres vacances mais d'aussi beaux souvenirs.
LX Factory ou l'endroit parfait pour flâner comme un local, dégoter de petites merveilles, grignoter des douceurs régionales. Cette ancienne usine de textile est devenue depuis quelques années l'endroit cool et incontournable de la capitale portugaise. A ne pas manquer, la fantastique librairie Ler Devagar, avec sa déco formidable et ses milliers de livres neufs ou d'occasions en tout genre.

Le dernier coucher de soleil de ces trois belles journées à Lisbonne a aussi été le plus beau; depuis le Miradouro de Santa Catarina, avec une vue imprenable sue le Tage, au son du joueur de guitare ambulant et des rires de tous ceux qui avaient eu la même idée. La perfection de ce moment a fini de me faire tomber amoureuse de cette ville.

Nous avons quitté Lisbonne pour la suite de notre périple, un road trip en van sur la côte portugaise dont je vous parlerais très bientôt, mais en prévoyant d'y retourner très prochainement!

MES FAVORIS ETSY ☆ LE PETIT ÉCRAN

vendredi 16 septembre 2016

Buffy, Michael Scott, Barb, Chanandler Bong et Dana Scully partagent un point commun: ils sont tous mes héros du petit écran.
Ceux qui me font pleurer de rire ou me fascinent, qui auront toujours une petite place dans mon cœur de fangirl... et sur mes t-shirts, sur mes murs, et mon blouson.

J'ai évidemment trouvé mon bonheur sur Etsy, un peu trop même, et maintenant je ne sais pas quoi choisir, mais je vous ai quand même fait une petite sélection de mes favoris.

☆ 1 : "Sunnydale. Come for the food, stay for the dismemberment." Ce fanion est magnifique, et je le veux.
☆ 2 : Sam Weir étant mon animal totem, il me fallait absolument ce badge made in France, crée par Melle Nora.
☆ 3 : En 1994, j'avais 10 ans, et X-Files était diffusé pour la première fois en France. Le générique m'avait fichu une telle trouille (oui oui je suis la plus grande pétocharde de tout l'ouest) qu'il aura fallu que j'attende 2015 pour découvrir ma nouvelle série préférée (je ferme toujours les yeux devant le visage du mec qui se déforme au générique). Et donc, une chose en entraînant l'autre, j'ai trouvé mon nouvean sweat doudou.
☆ 4 : Je suis à peu près sûre que cette bougie sent la tarte à la cerise, le café noir, la bûche et la forêt après la pluie (tant que ce n'est pas le poisson dans le percolateur, ça me va).
☆ 5 : Skinner a de grosses fesses euh! (si vous voulez entendre la plus mauvaise imitation d'Homer Simpson, demandez moi).
☆ 6 : Ajoutez un peu de poésie et de douceur sur vos murs avec ce portrait à l'aquarelle de Dwight Schrute.
☆ 7 : On a perdu notre cool copine rouquine et tout le monde a l'air de s'en taper... Pauvre Barb (si quelqu'un retrouve ses lunettes par contre, je les veux bien)

☆ 8 : Certaines choses ne changeront jamais: je regarderais Freaks & Geeks au moins une fois par an, et ce grand dadais de Nick Andopolis, parfaitement interprété par Jason Segel, préfèrera toujours faire de la batterie en slip.
☆ 9 : Ce n'est pas la première fois que j'inclue les produits de Oh gosh Cindy! dans mes sélections Etsy, mais que voulez-vous, j'aime tout ce qu'elle fait.
☆ 10 : Le prochain patch sur mon blouson, et c'est pas Homer qui vous dira le contraire.
☆ 11 : A défaut d'avoir le vrai cadre sur ma porte d'entrée préalablement peinte en lilas, je me contenterais bien de celui-là.
☆ 12 : J'ai découvert Lost sur le tard, mais je me suis rattrapée en engloutissant toutes les saisons en quelques mois; ce qui m'a valu des nuits et des nuits de rêves étranges concernant l'île (le meilleur étant quand j'ai inconsciemment fait un crossover The Office/Lost; Michael Scott sur l'île c'était à pleurer de rire).
☆ 13 : Et cette citation de Michael Scott, la seule personne qui me fera toujours rire les jours tristes
☆ 14 : Je ne bois pas de café, mais je serais capable de faire semblant juste pour faire partie du club de l'agent spécial Dale Cooper. 

THE BOOK CLUB ∆ SUMMER READING

dimanche 11 septembre 2016

Vous vous rappelez quand je concluais mon dernier article Book Club par ma liste de livres pour le Summer Challenge du club de lecture de Mango & Salt? Blablabla, cinq livres bien sympathiques, blablabla, rendez-vous en septembre pour une review? Et bien mesdames et messieurs, je n'en ai pas lu un, je n'en ai pas lu deux, je n'en ai lu aucun. Voilà, c'est dit.
J'ai tout le même trouvé le temps, entre les journées de boulot interminables et les soirées pétillantes (au Prosecco), de me plonger dans quelques bouquins dont j'avais envie de vous parler.

Dieu me déteste Hollis Seamon 

New York, hôpital Hilltop. Richard sait qu'il ne fêtera pas ses dix-neuf ans, mais il a une furieuse envie de vivre ! Et d'embrasser Sylvie, la jolie fille de la 302... Contre la montre, le corps médical et sa famille toquée, ce Roméo casse-cou décide donc de flamber ses derniers rêves. Jusqu'à jouer son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre le sort... Ce roman bouleversant offre une leçon d'humour ravageuse et une extraordinaire leçon de vie.

Généralement, quand je vois écrit "extraordinaire leçon de vie" sur la quatrième de couverture, je détale comme un lapin. Mais je me suis laissée tenter par cette histoire, peut-être à cause du titre, et au final, c'était une bonne chose; nous sommes loin de la mièvrerie, et le ton du livre reste léger et enjoué malgré la tristesse du thème.
Le personnage de Richard, cet ado malade enfermé aux soins palliatifs, m'a beaucoup plu: sa force et son humour en font une sorte d'anti-héros sans complaisance. Il remplit son quotidien creux et sombres d'aventures détonantes, avec la même envie de faire n'importe quoi qu'un ado des plus classiques, le temps en moins.
C'est un livre bref qui se lit d'une traite, que l'on renferme avec un peu de tristesse, mais pas avec les yeux humides comme The fault in our stars (avec lequel on ne peut s'empêcher de faire un rapprochement). Alors ok pour la belle leçon de vie, mais extraordinaire je n'irais pas jusque là.

Ma note: ★★★☆☆


Les intéressants Meg Wolitzer

En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés « les Intéressants » : Ethan, un surdoué des films d'animation ; Goodman et sa sœur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy, qui rêve de devenir danseuse.
Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

J'aurais pu adorer ce livre. Il avait tous les critères pour que je l'adore: un roman initiatique, qui parcourt mes thèmes préférés, la frénésie adolescente et le passage à l'âge adulte, avec New York en toile de fond. Mais manque de pot, je n'ai pas supporté Julie.
Julie, ou plutôt Jules, c'est le personnage principal qui fait la rencontre de ce petit groupe dans une colonie de vacances destinée à favoriser l’épanouissement artistique. Ensembles, ils partageront des relations amicales, amoureuses, fraternelles pendant leurs vies d'adultes, teintées par la nostalgie de leurs étés sous les étoiles. J'ai aimé suivre leurs différents parcours, voir leurs amitiés évoluer au fil des années (c'est un aspect qui m'a particulièrement intéressé, faisant partie de la même bande d'amis depuis le lycée), j'ai aimé Ash et Jonah, mais alors Jules pas du tout. D'une adolescente pas sûre d'elle mais touchante, elle devient une femme amère et envieuse, toujours peu sûre d'elle mais avec l'innocence en moins.
Ce personnage, pour qui la compassion et l'empathie sont des sentiments inconnus, m'a exaspéré pendant une bonne partie du livre. Peut-être que j'ai été trop dure, peut-être qu'à force de voir des gens dans mon travail toute la journée, j'ai du mal à supporter un personnage imaginaire? Enfin, j'ai toutefois beaucoup aimé le style d'écriture, donc je me laisserais probablement tenter par un autre roman de Meg Wolitzer. 

Ma note: ★★★★☆


All the bright places Jennifer Niven

Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut de la tour du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la «bête curieuse» de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases «d'éveil» où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais, neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissé submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante : l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Pour une fille qui n'aime que moyennement les "belles leçons de vie", je me suis bien mis dedans cet été avec ce deuxième livre déprimant.
J'ai préféré le lire en anglais, comme la plupart des romans de la catégorie Young Adult (The Perks of Being a Wallflower (amour toujours sur ce livre), The Fault in our Stars, Eleanor and Park, The Silver Linings Playbook, etc...). La plupart du temps, le langage est accessible et la version originale fait vraiment honneur à l'histoire, parfois ternie par une traduction française un peu cucul.
Violet et Finch sont deux lycéens qui se rencontrent au bord du vide. Le jeune homme, qui a l'habitude de réfléchir à toutes les manières possibles de mourir, sauve la jeune fille, perdue et désorientée depuis le décès accidentel de sa sœur. Ce sera le début d'une histoire intense, le genre de celles dont on se dit que l'amour sera plus fort que tout. Ensemble, ils parcourent l'Indiana pour un devoir de géographie qui les emmènera bien plus loin que dans des lieux improbables (ça m'a fait penser à mon escale à Salvation Mountain). Mais cette belle histoire reste une illusion; l'une réapprend à vivre tandis que l'autre sombre petit à petit dans sa maladie mentale.
C'était beau, c'était triste et j'ai dû enchaîner sur Mon chien Stupide de John Fante pour me remettre de mes émotions.

Ma note: ★★★★☆