Octobre 2016. Après avoir découvert la magique Lisbonne, il était temps de rejoindre Ericeira et de prendre la route.

Notre compagnon de route? Charly, probablement le van le plus cool du monde. Déniché chez Pura Vida Campers, il nous amené le long de la côte portugaise voir les meilleures vagues, a bercé nos beaux rêves, a gardé au frais nos Sagres et notre chorizo végétarien, et on l'a tellement aimé qu'on l'aurait bien adopté.


La côte portugaise, classée réserve mondiale de surf, recèle des petites villes plus incroyables les unes que les autres; Ericeira, toute blanche et bleue comme une île grecque, Santa Cruz, station balnéaire fantôme dès octobre, Lourinha et son musée dédié aux dinosaures, Peniche, son port de pêche traditionnel et sa compétition de surf internationale, et Baleal, notre petit paradis le temps de quelques jours.

Toute nouvelle étape est un dépaysement; sur moins de cent kilomètres, on voit des falaises vertigineuses et des plages qui ressemblent à s'y méprendre à celles du Sud-Ouest. Au volant de notre bolide qui ne dépasse pas les 70 km/heure, le temps ralentit sa course.
Chaque vague mythique, chaque paysage mérite un arrêt, même si ce n'est que pour quelques pas, car rien n'est plus agréable que de remonter dans le van et de reprendre la route.


La vie en van est rythmée par des questions simples mais que nous ne nous posons rarement au quotidien: quel est l'endroit le plus cool pour dormir ce soir? Est ce qu'on aura vue sur l'océan? As tu branché la glacière électrique? Est ce qu'il nous reste des bières? Y a t'il une douche publique à côté de ces toilettes?!

Heureusement, le Portugal a souvent réponse à tout. C'est le pays d'Europe le plus accessible en camion aménagé; il n'y a pratiquement aucun endroit où il est interdit de stationner pour la nuit, et si il y en a, ils sont très bien indiqués, aucun risque de repartir avec une amende.
Les parkings où dorment les voyageurs à quatre roues sont souvent proches des plages, gratuits, avec des sanitaires à proximité, et peuplés d'autres explorateurs de pacotille, surfeurs ou vacanciers; une tribu à la fois amicale et distante, avec laquelle on échange des "salut" baragouinés en portufranglais en regardant les vagues.
Pour le reste, Charly répond à tous nos besoins: un grand lit confortable, un petit évier, une petite gazinière, un petit panneau solaire pour alimenter le robinet ou la glacière, des rangements, tout le matériel de cuisine possible (imaginez que Julien y a cuisiné ses fameuses pâtes aux légumes et aux oignons caramélisés et des burgers végétariens de compétition tranquillou).


Nous sommes partis une semaine au Portugal: trois jours à Lisbonne et quatre sur la route. Et pourtant, c'est comme si nous étions partis une quinzaine de jours. Le dépaysement de découvrir un nouveau pays joue, mais c'est la route qui change tout (le comble pour une fille qui n'a pas son permis).
Les jours ont un rythme différent, qui suit celui du soleil: réveil à l'aube, et plus personne après la tombée de la nuit. Ce sont aussi des journées loin des écrans, pas de Netflix, pas de wifi, et j'avais oublié (acte manqué) mon adaptateur pour charger mon téléphone. Ou comment respirer un grand coup et profiter de l'instant présent.

Maintenant qu'il fait (vraiment très) froid, je repense en soupirant à cette semaine hors du temps, à ce pays à la fois lointain et si proche, et à cette douceur du quotidien qui n'a pas sans été me rappeler un autre road trip magique en Californie...
Le Portugal est une destination fantastique, dépaysante et abordable, que ce soit pour un week-end ou un mois, et il me tarde déjà de découvrir le reste de la côte, au sud comme au nord. Et peut-être même qu'on demandera à Charly de reprendre la route avec nous.

ROAD TRIP AU PORTUGAL

jeudi 5 janvier 2017

Une nouvelle année, et les grands mots qui vont avec. Que ce soit les bonnes résolutions que l'on s'efforcera de tenir quelques semaines, ou un changement drastique qui bouleversera notre quotidien, ce passage de décembre à janvier nous met face à nos choix, à leurs conséquences. On fait des bilans, on tire des conclusions, on sourit en pensant aux jolis souvenirs, on ferme un peu plus les yeux sur ceux que l'on regrette. On pense à après, on se dit mince, qu'est ce que ça passe vite quand même. Oui, le temps file, inexorablement, et il ne faudrait pas se retrouver toute ridée et toute triste, rongée par les décisions qui n'ont pas été prises ou de stupides résolutions qui n'ont pas été tenues.

Voilà ce que je nous souhaite, pour ne pas déroger aux traditions; apprenons à nous écouter.
Ne croyons pas que notre chemin est déjà tout tracé, que l'on est obligé de rentrer dans un moule qui ne nous convient pas pour être heureux, ne tournons pas en rond comme un malheureux poisson dans un bocal alors que nous avons le monde à portée de main, ne nous effaçons pas au profit d'un masque qui ne nous ressemble ni de près, ni de loin.
Attitude philosophique : vivre et boire la vie jusqu'à la lie: pourvu, pourvu que je n'arrête pas de penser, et ne me mette pas à subir, par aveuglement, par appréhension! Je veux goûter et célébrer chaque jour, et ne jamais avoir peur d'une expérience douloureuse ; ne jamais m'enfermer dans un noyau de torpeur insensible, garder une attitude critique face à la vie, me poser des questions, et ne jamais choisir la solution de facilité. Apprendre à penser, penser à vivre, vivre pour apprendre - avec une perspicacité, une compréhension et un amour toujours neufs. Sylvia Plath
Une nouvelle année, et les grands mots qui vont avec: j'ai bien envie de revenir par ici.

Alors je mets mon album préféré du moment, je dépoussière, je fais un peu de tri, je mets quelques paillettes par ci par là, je respire un grand coup et me revoilà.

Les premières lueurs de 2017, par mon steward préféré.

TO ANOTHER YEAR

mardi 3 janvier 2017

Un mois que je ne me suis pas connectée sur blogger, impatiente d'écrire, de raconter mes petites histoires. Et pour être honnête, ça ne m'a pas vraiment manqué.

Désintérêt et ennui, lassitude automnale, angoisse de la page blanche? Probablement un peu de tout ça.
Je n'aime pas écrire du vide, tout comme parler pour ne rien dire, pour combler des moments de silences gênants. Je n'ai pas envie de vous faire gagner des coques de téléphones et des mugs personnalisés. Je veux du vrai, de la culture et de l'art, des mots qui auraient de l'intérêt, du sens, ici comme dans la vraie vie. Mais je n'ai pas encore trouvé la frontière entre ce que j'aimerais et ce dont je suis capable.

Après sept ans de bons et loyaux services, serait-il de temps de tourner la page, de passer à autre chose? J'hésite encore. J'ai une affection démesurée pour ce blog qui m'accompagne depuis 7 ans, qui m'a permis de créer des amitiés fantastiques et d'avoir des échanges passionnants. Mais il est temps que je me le réapproprie, sur la forme comme sur le fond.

Novembre, passé loin d'ici, aura été agréable. J'ai lu et lu encore, vu les concerts cools de The Wedding Present et de Kevin Morby, regardé des tonnes de séries et de films, ronronné avec mes chats, allumé des feux dans la cheminée, bu des bières artisanales en rigolant avec mon boyfriend et mes amis, et n'ai toujours pas arrêté de fumer ni de manger des schokobons. Et c'était bien.

Je ne sais pas vraiment ce qui se passera ici prochainement, mais au fond de moi, je pense que je ne serais jamais bien loin. Alors comme des vieux copains sur le quai d'une gare, on se dit à bientôt en se promettant qu'on ne laissera pas passer trop de temps avant notre prochaine rencontre.

UN MOIS

dimanche 4 décembre 2016

La perfection ou presque, par trois fois.

L'enchaînement étonnant et idéal, que l'on souhaiterait perpétuel. Ces livres qu'on découvre et qu'on ne veut plus quitter; ces petites pépites qui resteront pour toujours avec nous.
Hasard ou coup du sort, mes vacances d'après-saison ont été enchantées par cette succession impeccable de trois bouquins, complètement différents et pourtant presque complémentaires (pour l'anecdote, j'avais un incroyable prof de lettres au lycée qui entamait ses cours par une citation piochée au hasard dans ses carnets, et nous demandait de la mettre en relation avec les livres étudiés en cours; au début, cela paraissait impossible et incongru, mais petit à petit c'est presque devenu évident. Depuis je suis fascinée par ces corrélations improbables.).

Fairyland, Alysia Abbott

 

En 1973, après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s'installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l'époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie à l'arrière des librairies. Alysia Abbott revient sur les aventures de son enfance alors que le virus du sida ronge peu à peu la ville.

Un livre d'amour, intense, beau et déchirant. L'écriture d'Alysia Abbott vogue au gré des souvenirs, des entretiens qu'elle a eu avec sa famille, et des journaux et autres poèmes de son père; des mémoires à peine romancées qui nous plongent dans un San Francisco bouillonnant et artistique. Et au milieu, la bulle d'amour familial entre Steve et sa fille, malgré les déménagements, les amours déçus, les fêtes sans lendemains, les années de vache maigre et la maladie, qui s'installe insidieusement dans leur quotidien, jusqu'à la fin.

A la fois un témoignage et un hommage, ce livre est une pépite d'émotion, pudique et intense à la fois. Touchant, parfois un peu dérangeant mais aussi malheureusement instructif sur la propagation du SIDA dans les années 80-90; époque à laquelle nous étions trop jeunes pour réaliser l'ampleur dramatique de la maladie. Illustré par des photos d'époque et des extraits de poèmes et de dessins de Steve, ce roman biographique m'a ébranlé et ému par son intensité et sa superbe. Vite, dans vos piles de livres à lire.

★★★★★


Price, Steve Tesich

Le temps d'un été, Daniel Price est emporté par le tourbillon de douleur, d'exaltation, de colère et de passion qui fera de lui un homme. Tandis que son père agonise lentement, il est englouti par la force d'un premier amour. Dix-huit ans, bientôt diplômé et accompagné de ses deux amis aussi paumés que lui, ce dernier été est un adieu à l'adolescence, bouleversante de contradictions.

J'avais promis de laisser une seconde chance à Steve Tesich après la lecture de Karoo, et en toute modestie, c'était une excellente idée. Price, paru en 1982, est son premier roman, et c'est un grand roman.
En 1961, à East Chicago, une ville industrielle, c'est la fin du lycée pour Daniel Price, et le début de sa vie d'homme, loin de l'insouciance commune aux jours d'été. Il tombe amoureux de l'insaisissable Rachel; le premier amour, aussi intense que ravageur. Simultanément, son père tombe gravement malade et leur relation distante s'en trouve encore plus touchée. Une naissance pour une mort.

Loin du récit initiatique classique, on se laisse porter par l'écriture superbe de l'auteur et les sentiments tourmentés du jeune Daniel en abordant les thèmes de l'amitié, de l'amour, de la mort, des déceptions et du passage à l'âge adulte. Un livre qu'on a du mal à poser et dont on sort à la fois chamboulé et ému.

★★★★★


La cloche de détresse, Sylvia Plath  


Esther Greenwood, dix-neuf ans, est à New York avec d'autres lauréates d'un concours de poésie organisé par un magazine de mode. De réceptions en soirées passées pour tuer le temps, ce sont quelques jours d'une existence agitée et futile que vit la narratrice. En même temps, elle se souvient de son enfance, de son adolescence d'étudiante américaine, des amours qu'elle a connues. Tout bascule lorsque Esther quitte New York. Tentatives de suicide, traitements de choc, guérison, rechutes, et, pour finir, l'espoir. Esther est à la fois «patiente» dans l'univers hospitalier et observatrice au regard aigu de ce monde, qui a pour toile de fond l'Amérique des années 50.

Suis-je la seule à mettre de côté un livre, en sachant pertinemment que je vais l'adorer, pour le garder pour un moment précis? Comme un paquet de bonbons caché dans un placard que l'on garde pour des jours meilleurs.
Comparer La Cloche de Détresse avec un paquet de bonbons n'est vraiment pas une bonne idée, mais comparer l'écriture de Sylvia Plath à quelque chose de fantastique, qui prend possession de vous et vous fait lever les yeux au ciel de satisfaction à chaque page est totalement légitime.

D'inspiration largement autobiographique, ce roman est à la fois dérangeant et fascinant. Le lecteur ne peut que constater et appréhender la dépression d'Esther, cet enfermement dans une cloche de verre qui bride et tourmente toute la créativité et le talent de cette dernière. L'histoire finit sur une note d'espoir, qui ne suffira pas pour Sylvia Plath: elle se suicide en 1963, année de parution de La Cloche de Détresse. C'est un livre à la fois ancré dans son époque et universel, tellement les sujets abordés sont intemporels. Et je crois que c'est exactement comme cela que l'on définit un classique, voire un chef d’œuvre.

★★★★★

THE BOOK CLUB ∆ LES PÉPITES

mercredi 2 novembre 2016

Ce que j'aime faire en octobre: 


- des gâteaux au potiron
- des soupes au potiron
- un mac and cheese au potiron
- boire de la bière au potiron
- regarder des films qui font (un peu) peur

Oui, des films qui font un peu peur, parce que depuis que j'ai vu Ring en VO en 2001, je peux difficilement regarder des films d'horreur sans être traumatisée pendant une bonne semaine (j'ai quand même l'objectif de pouvoir regarder Shining au moins une fois dans ma vie).

J'ai donc préparé ma petite sélection d'incontournables sur Netflix, qui font même pas vraiment peur, juste de quoi se cacher les yeux sous le plaid, au cas où.

The Craft (1996)

Ou LE film qui a fait que mes copines et moi avons commencé à chercher des formules et autres sortilèges dans les méandres de l'internet des années 2000 (ne comptez pas sur moi pour vous dire celles qui ont fonctionné ou pas...).
Quand Sarah débarque à Los Angeles (après s'être rasé la tête dans Empire Records), elle fait la connaissance de trois étudiantes qui pratiquent la magie, Nancy, Bonnie et Rochelle. Elle même dotée de dons exceptionnels, elles forment à elles quatre un cercle capable d'invoquer les plus puissants esprits et de faire de leurs rêves une réalité. Mais la soif de pouvoir de certaines amène des rivalités dans le groupe et cause des dommages incontrôlables.

J'ai regardé à nouveau ce film, seize ans plus tard, avec autant de plaisir, malgré des passages complètement téléphonés. Ce teen-movie occulte nous replonge avec plaisir dans les 90's et nous donne envie de nous venger des tyrans des cours de récrés en invoquant des forces surnaturelles.
La légende urbaine voudrait même que le tournage de la scène de l'invocation sur la plage ait été rythmé par des évènements bizarres; telles qu'un débarquement de chauves souris qui a fait s'éteindre toutes les bougies, des vagues d'une violence rare qui ont déferlé à chaque début de scène, et tout le courant électrique qui saute quand Nancy hurle "MANON FILL ME"...

The Crow (1994)

Inspiré d'un comics, The Crow est un film a l'esthétique sombre, romantique et bizarre...
La veille de leur mariage (et d'Halloween), Eric Draven et sa fiancée Shelly sont brutalement assassinés par une bande de criminels. Un an plus tard, un mystérieux corbeau apparaît sur la tombe d’Eric, qui à la nuit tombée, revient à la vie pour assouvir sa vengeance dans une ville à feu et à sang.

La beauté gothique du film est indéniable et n'est pas sans rappeler les débuts de Tim Burton ou Gotham City dans ses heures les plus sombres; le spectateur plonge dans un univers à la fois extrême et sophistiqué.
Mais le film a acquis son statut culte tragiquement, quand la réalité a rejoint la fiction. L'acteur en plein essor qui interprète Eric Draven, Brandon Lee trouve la mort en plein tournage, d'un coup de feu tiré à bout portant, d'un revolver qui aurait dû être chargé de balles à blanc... Le réalisateur et la famille de Brandon Lee ont choisi de terminer le film en sa mémoire. Le revoir aujourd'hui fait toujours un peu froid dans le dos...

Scream (1996)

Salut mon film d'horreur préféré! Mon premier! Celui que ma petite sœur n'aurait jamais dû regarder en même temps que moi!
La petite ville très tranquille de Woodsboro est secouée par les meurtres violents de deux étudiants. Sidney, une amie des victimes, est d'autant plus traumatisée par le drame que sa propre mère a été assassinée un an plus tôt. Seule chez elle, elle est à son tour agressée par le tueur. Mais l'intervention de Billy, son petit ami, fait fuir l'assassin (c'est louche!)... Elle se retrouve alors cible numéro un et ne sait plus en qui faire confiance dans son entourage.

Ce film est terriblement effrayant et effroyablement drôle à la fois, et je ne suis pas la seule à l'adorer: il devient dès sa sortie le plus gros succès du genre slasher de tous les temps aux US. Rien que ça.
Vingt ans après, malgré les accessoires d'un autre temps, il n'a pas pris une ride. Et on frissonne encore plus quand on réalise qu'il a été inspiré d'une histoire vraie... 

The Faculty (1998)

Vous allez vous dire que je commence à sérieusement abuser avec les films pour ados des années 90, et vous aurez probablement raison. Mais Josh Hartnett! Jeune Frodon! Terminator! J'ai une grande affection pour ce film (et pour Josh Hartnett) et malgré ma non-connaissance des films d'horreur, je pense qu'il est loin d'être un nanar.
Herrington High est un lycée américain des plus classiques, avec ses salles de classes qui se délabrent de jour en jour et ses élèves clichés; les cerveaux, les cancres, les sportifs, les stoners... Mais peu après la découverte d'un organisme vivant inconnu, certains élèves commencent à soupçonner que quelque chose d'étrange est en train de se passer dans le lycée, certains professeurs ainsi que certains élèves ayant un comportement bizarre...

On retrouve Kevin Williamson (de Scream) (et Dawson) au scénario et Robert Rodriguez à la réalisation, dont la réputation n'est plus à faire. Le côté fun des teen movies est omniprésent, et il y a des bonnes scènes un peu dégueu qui font totalement leur petit effet. Et est-ce que je vous ai parlé de Josh Hartnett?

J'aurais pu ajouter à ma liste Blair Witch, Souviens toi l'été dernier, Légendes Urbaines et tous les autres films qui m'ont fait frissonner avant Ring, mais vous avez largement de quoi tenir jusqu'à Halloween. Allez faites chauffer le pop corn et préparez vous à rigoler et à vous cacher les yeux. Un peu.

SCARY MOVIE PARTY

mercredi 26 octobre 2016

Tout plein de "C'est magique!", quelques "Vous allez adorer!", et pas mal de "Un vrai coup de cœur!", voilà ce que j'ai entendu quand j'ai annoncé à mon entourage que je partais une semaine au Portugal. Et bien, les bougres avaient sacrément raison.

Nous avons atterri à Lisbonne le 1er octobre sous un soleil de plomb, qui a brillé toute la semaine; j'ai beau aimé les feuilles rouges dorées et les chocolats chauds, j'étais plus qu'heureuse de me promener en robe, les mollets à l'air à cette période de l'année. Depuis Bordeaux, il y a des vols directs, rapides et abordables avec Easyjet.

Quelques dizaines de minutes de métro plus tard, nous voilà au cœur de la capitale portugaise; dans l'air, un parfum légèrement envoûtant, devant nous des multitudes de façades colorées et joyeuses, et partout la promesse de découvrir un endroit fascinant.


Nous avions trouvé un chouette, chouette, chouette appartement sur Airbnb. Confortable, cosy et lumineux, le loft d'Helena est une petite pépite caché en plein cœur d'un des plus anciens et typiques quartiers de la ville, l'Alfama. Authentique et préservé, c'est l'endroit idéal pour découvrir l'esprit authentique de Lisbonne. Ah, et je n'ai pas encore mentionné le rooftop de notre immeuble, qui donne la plus belle vue sur le Monastère de Saint-Vincent de Fora.

Dans le dédale des petites rues pavées et des centaines d'escaliers, se cachent de toutes petites auberges familiales, des clubs de fado presque secrets et des restaurants comme je les aime: des murs anciens en pierre, de la cuisine moderne et du personnel super cool. Mon petit préféré, Cruzes Cerdo, au pied de la Cathédrale Santa Maria Maior (le Sé). Une telle régalade que nous y sommes allés deux fois (oui, oui. En trois jours.).

Également testés et approuvés, toujours dans l'Alfama, le Pois Café et ses déjeuners sucrés salés (et ses spécialités autrichiennes, va comprendre), le Ma'Fama pour ses sandwichs sur le pouce, et Damas pour son ambiance cool et garage.


Je vous arrête de suite: nous n'avons pas passé ces trois jours à Lisbonne à manger de délicieux plats végétariens en buvant des Sagres fraîches à 1,50€. Enfin, si, mais pas que.

La richesse culturelle et historique de la ville est immense, et il faudrait un mois, une année pour la découvrir. Mais au travers de nos balades, nous avons pu admirer la "gameofthronable" Tour de Belém, le quartier historique et les petites rues bucoliques du Castelo São Jorge, l'architecture fantastique du Monastère des Hiéronymites, la collection d'art moderne du Musée Berardo (accès libre et gratuit!), les azulejos et la vue imprenable de Portas do Sol. Nous avons marché, pris un jus frais au Time Out Market, et marché encore, les yeux en l'air et un sourire aux lèvres, dans la douceur de l'air lisboète.

Quand on a vraiment été fatigués de marcher, nous nous sommes arrêtés à LX Factory, sous le grandiose pont du 25 Avril, qui rappelle d'autres vacances mais d'aussi beaux souvenirs.
LX Factory ou l'endroit parfait pour flâner comme un local, dégoter de petites merveilles, grignoter des douceurs régionales. Cette ancienne usine de textile est devenue depuis quelques années l'endroit cool et incontournable de la capitale portugaise. A ne pas manquer, la fantastique librairie Ler Devagar, avec sa déco formidable et ses milliers de livres neufs ou d'occasions en tout genre.


Le dernier coucher de soleil de ces trois belles journées à Lisbonne a aussi été le plus beau; depuis le Miradouro de Santa Catarina, avec une vue imprenable sue le Tage, au son du joueur de guitare ambulant et des rires de tous ceux qui avaient eu la même idée. La perfection de ce moment a fini de me faire tomber amoureuse de cette ville.


Nous avons quitté Lisbonne pour la suite de notre périple, un road trip en van sur la côte portugaise dont je vous parlerais très bientôt, mais en prévoyant d'y retourner très prochainement!

TROIS JOURS à LISBONNE

lundi 24 octobre 2016

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