MES FAVORIS ETSY ☆ LE PETIT ÉCRAN

vendredi 16 septembre 2016

Buffy, Michael Scott, Barb, Chanandler Bong et Dana Scully partagent un point commun: ils sont tous mes héros du petit écran.
Ceux qui me font pleurer de rire ou me fascinent, qui auront toujours une petite place dans mon cœur de fangirl... et sur mes t-shirts, sur mes murs, et mon blouson.

J'ai évidemment trouvé mon bonheur sur Etsy, un peu trop même, et maintenant je ne sais pas quoi choisir, mais je vous ai quand même fait une petite sélection de mes favoris.

☆ 1 : "Sunnydale. Come for the food, stay for the dismemberment." Ce fanion est magnifique, et je le veux.
☆ 2 : Sam Weir étant mon animal totem, il me fallait absolument ce badge made in France, crée par Melle Nora.
☆ 3 : En 1994, j'avais 10 ans, et X-Files était diffusé pour la première fois en France. Le générique m'avait fichu une telle trouille (oui oui je suis la plus grande pétocharde de tout l'ouest) qu'il aura fallu que j'attende 2015 pour découvrir ma nouvelle série préférée (je ferme toujours les yeux devant le visage du mec qui se déforme au générique). Et donc, une chose en entraînant l'autre, j'ai trouvé mon nouvean sweat doudou.
☆ 4 : Je suis à peu près sûre que cette bougie sent la tarte à la cerise, le café noir, la bûche et la forêt après la pluie (tant que ce n'est pas le poisson dans le percolateur, ça me va).
☆ 5 : Skinner a de grosses fesses euh! (si vous voulez entendre la plus mauvaise imitation d'Homer Simpson, demandez moi).
☆ 6 : Ajoutez un peu de poésie et de douceur sur vos murs avec ce portrait à l'aquarelle de Dwight Schrute.
☆ 7 : On a perdu notre cool copine rouquine et tout le monde a l'air de s'en taper... Pauvre Barb (si quelqu'un retrouve ses lunettes par contre, je les veux bien)

☆ 8 : Certaines choses ne changeront jamais: je regarderais Freaks & Geeks au moins une fois par an, et ce grand dadais de Nick Andopolis, parfaitement interprété par Jason Segel, préfèrera toujours faire de la batterie en slip.
☆ 9 : Ce n'est pas la première fois que j'inclue les produits de Oh gosh Cindy! dans mes sélections Etsy, mais que voulez-vous, j'aime tout ce qu'elle fait.
☆ 10 : Le prochain patch sur mon blouson, et c'est pas Homer qui vous dira le contraire.
☆ 11 : A défaut d'avoir le vrai cadre sur ma porte d'entrée préalablement peinte en lilas, je me contenterais bien de celui-là.
☆ 12 : J'ai découvert Lost sur le tard, mais je me suis rattrapée en engloutissant toutes les saisons en quelques mois; ce qui m'a valu des nuits et des nuits de rêves étranges concernant l'île (le meilleur étant quand j'ai inconsciemment fait un crossover The Office/Lost; Michael Scott sur l'île c'était à pleurer de rire).
☆ 13 : Et cette citation de Michael Scott, la seule personne qui me fera toujours rire les jours tristes
☆ 14 : Je ne bois pas de café, mais je serais capable de faire semblant juste pour faire partie du club de l'agent spécial Dale Cooper. 

THE BOOK CLUB ∆ SUMMER READING

dimanche 11 septembre 2016

Vous vous rappelez quand je concluais mon dernier article Book Club par ma liste de livres pour le Summer Challenge du club de lecture de Mango & Salt? Blablabla, cinq livres bien sympathiques, blablabla, rendez-vous en septembre pour une review? Et bien mesdames et messieurs, je n'en ai pas lu un, je n'en ai pas lu deux, je n'en ai lu aucun. Voilà, c'est dit.
J'ai tout le même trouvé le temps, entre les journées de boulot interminables et les soirées pétillantes (au Prosecco), de me plonger dans quelques bouquins dont j'avais envie de vous parler.

Dieu me déteste Hollis Seamon 

New York, hôpital Hilltop. Richard sait qu'il ne fêtera pas ses dix-neuf ans, mais il a une furieuse envie de vivre ! Et d'embrasser Sylvie, la jolie fille de la 302... Contre la montre, le corps médical et sa famille toquée, ce Roméo casse-cou décide donc de flamber ses derniers rêves. Jusqu'à jouer son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre le sort... Ce roman bouleversant offre une leçon d'humour ravageuse et une extraordinaire leçon de vie.

Généralement, quand je vois écrit "extraordinaire leçon de vie" sur la quatrième de couverture, je détale comme un lapin. Mais je me suis laissée tenter par cette histoire, peut-être à cause du titre, et au final, c'était une bonne chose; nous sommes loin de la mièvrerie, et le ton du livre reste léger et enjoué malgré la tristesse du thème.
Le personnage de Richard, cet ado malade enfermé aux soins palliatifs, m'a beaucoup plu: sa force et son humour en font une sorte d'anti-héros sans complaisance. Il remplit son quotidien creux et sombres d'aventures détonantes, avec la même envie de faire n'importe quoi qu'un ado des plus classiques, le temps en moins.
C'est un livre bref qui se lit d'une traite, que l'on renferme avec un peu de tristesse, mais pas avec les yeux humides comme The fault in our stars (avec lequel on ne peut s'empêcher de faire un rapprochement). Alors ok pour la belle leçon de vie, mais extraordinaire je n'irais pas jusque là.

Ma note: ★★★☆☆


Les intéressants Meg Wolitzer

En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés « les Intéressants » : Ethan, un surdoué des films d'animation ; Goodman et sa sœur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy, qui rêve de devenir danseuse.
Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

J'aurais pu adorer ce livre. Il avait tous les critères pour que je l'adore: un roman initiatique, qui parcourt mes thèmes préférés, la frénésie adolescente et le passage à l'âge adulte, avec New York en toile de fond. Mais manque de pot, je n'ai pas supporté Julie.
Julie, ou plutôt Jules, c'est le personnage principal qui fait la rencontre de ce petit groupe dans une colonie de vacances destinée à favoriser l’épanouissement artistique. Ensembles, ils partageront des relations amicales, amoureuses, fraternelles pendant leurs vies d'adultes, teintées par la nostalgie de leurs étés sous les étoiles. J'ai aimé suivre leurs différents parcours, voir leurs amitiés évoluer au fil des années (c'est un aspect qui m'a particulièrement intéressé, faisant partie de la même bande d'amis depuis le lycée), j'ai aimé Ash et Jonah, mais alors Jules pas du tout. D'une adolescente pas sûre d'elle mais touchante, elle devient une femme amère et envieuse, toujours peu sûre d'elle mais avec l'innocence en moins.
Ce personnage, pour qui la compassion et l'empathie sont des sentiments inconnus, m'a exaspéré pendant une bonne partie du livre. Peut-être que j'ai été trop dure, peut-être qu'à force de voir des gens dans mon travail toute la journée, j'ai du mal à supporter un personnage imaginaire? Enfin, j'ai toutefois beaucoup aimé le style d'écriture, donc je me laisserais probablement tenter par un autre roman de Meg Wolitzer. 

Ma note: ★★★★☆


All the bright places Jennifer Niven

Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut de la tour du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la «bête curieuse» de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases «d'éveil» où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais, neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissé submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante : l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Pour une fille qui n'aime que moyennement les "belles leçons de vie", je me suis bien mis dedans cet été avec ce deuxième livre déprimant.
J'ai préféré le lire en anglais, comme la plupart des romans de la catégorie Young Adult (The Perks of Being a Wallflower (amour toujours sur ce livre), The Fault in our Stars, Eleanor and Park, The Silver Linings Playbook, etc...). La plupart du temps, le langage est accessible et la version originale fait vraiment honneur à l'histoire, parfois ternie par une traduction française un peu cucul.
Violet et Finch sont deux lycéens qui se rencontrent au bord du vide. Le jeune homme, qui a l'habitude de réfléchir à toutes les manières possibles de mourir, sauve la jeune fille, perdue et désorientée depuis le décès accidentel de sa sœur. Ce sera le début d'une histoire intense, le genre de celles dont on se dit que l'amour sera plus fort que tout. Ensemble, ils parcourent l'Indiana pour un devoir de géographie qui les emmènera bien plus loin que dans des lieux improbables (ça m'a fait penser à mon escale à Salvation Mountain). Mais cette belle histoire reste une illusion; l'une réapprend à vivre tandis que l'autre sombre petit à petit dans sa maladie mentale.
C'était beau, c'était triste et j'ai dû enchaîner sur Mon chien Stupide de John Fante pour me remettre de mes émotions.

Ma note: ★★★★☆

ON DOIT ÊTRE HORS SAISON

jeudi 8 septembre 2016

Ça commence par une grande respiration. On inspire, et on expire, longuement.

Quand tu vis au bord de la mer, la frénésie et le tumulte sont les synonymes les plus parlants des mois de juillet et d'août. Nos petites habitudes sont chamboulées, nos petites rues deviennent des boulevards, et l'air se charge d'une atmosphère électrisante; l'arrivée de l'été tant attendu contraste avec la folie du débarquement estival massif.

Juillet est toujours agréable. Les journées à rallonge favorisent les éclats de rire, les cocktails glacés, la peau qui hâle doucement et le joli teint qui va avec. C'est le moment de retrouver les amis qui reviennent pour l'occasion, les terrasses de nos endroits préférés, les fêtes locales typiques et amusantes, l'odeur du sable chaud et le sel dans nos cheveux. On se sent revigorés, heureux et il est plus facile de faire abstraction du monde qui arrive, et arrive encore plus.

Août est... août est... plus compliqué, pour rester positive et ne pas dire infernal. La population enfle jusqu'à l'étouffement. Les petits détails touristiques qui nous faisaient sourire nous enragent, autant que le savoir-vivre et la politesse qui ont tendance à disparaître en ces jours caniculaires. Difficile de ne pas se sentir asservi. Les jours qui passent nous poussent dans nos retranchements: non pas de plage, pas de bières de fin de journées, pas de balades à vélo, il y a vraiment trop de monde, je reste chez moi dans le noir devant Gilmore Girls.
Vous me trouvez forcément un peu dramatique, et vous aurez raison parce que toute cette agitation n'a pas empêché le soleil de se coucher et les Spritz d'être bus. Mais les nerfs en prennent un coup, et alors nous n'avons plus qu'un mot en tête: septembre.

Le moment de respirer un grand coup est arrivé. Le temps d'un soupir, les rues se vident, les volets des maisons secondaires se baissent, les terrasses redeviennent accueillantes, et malgré les cernes sous nos yeux, nous recommençons à sourire. Oh, il va bien falloir quelques jours de vacances pour s'en remettre, et reprendre des habitudes alimentaires quotidiennes autres que pastèque/frites/bières, mais la parenthèse estivale se referme doucement.
Bien sûr, quand viendra l'hiver on se remémorera, lovés dans nos plaids face à la cheminée, les douces journées ensoleillées et on en oubliera les inconvénients. Mais pour l'instant, je suis juste contente que l'on soit hors saison.

GÂTEAU MÛRES & PÊCHES

samedi 27 août 2016

Dimanche dernier, je suis restée deux heures en plein soleil, au bord de la route, sous les regards curieux des touristes coincés dans les bouchons ferret-capiens (mention spéciale à celui qui m'a hurlé "gourmande", j'espère que tes vacances étaient à chier), mais croyez le ou non, j'ai passé un excellent moment: j'ai cueilli des mûres!

Je suis rentrée à vélo, toute fière de ma récolte, pour ensuite filer en cuisine faire ce gâteau d'été qui a ravi tous les participants au goûter (juste moi et mon boyfriend, mais on était vraiment contents).
J'ai bidouillé une recette avec les ingrédients trouvés dans mon placard, ça a donné un gâteau vegan et sans gluten (sauf épeautre), à modifier évidemment selon vos goûts et tolérances alimentaires.


♡ Les ingrédients:

  • 100 ml de lait végétal (riz pour moi)
  • 1 banane
  • 1 compote de pomme
  • 10cl de crème de soja
  • 100g de farine de riz
  • 50g de farine d'épeautre
  • 50g de farine de sarrasin
  • 80g de sucre (c'est vraiment pas beaucoup, vous pouvez aller jusqu'à 120g facile)
  • 1 sachet de levure
  • 2 pêches plates
  • 2 belles poignées de mûres
Passez au mixeur le lait végétal, la banane, la compote, la crème de soja et une poignée de mûres. Dans un saladier mélangez tous les ingrédients secs; les farines, le sucre et la levure. Incorporez le mélange liquide et mélangez doucement.

Versez le mélange dans un moule préalablement graissé à la margarine ou à l'huile de coco, et disposez par-dessus les pêches coupés grossièrement et les mûres restantes.

Mettez au four préchauffé à 200°C pour une trentaine de minutes. Prenez votre mal en patience et attendez que le gâteau refroidisse avant de le déguster!

PIRATE PLAYLIST ★ THE JULIE RUIN // HIT RESET

vendredi 19 août 2016

Je ne vais probablement pas être objective en vous parlant du nouvel album de The Julie Ruin, parce que j'aime vraiment beaucoup Kathleen Hanna.
Je l'aime depuis que j'ai arrêté de croire que le punk et la rébellion étaient réservés aux garçons, depuis que j'ai entendu le début de la chanson Rebel Girl de Bikini Kill, son premier groupe fondé à Olympia en 1990, qui a lancé le mouvement des Riot Grrrl. Rien que ça.

Kathleen a ensuite continué avec Le Tigre (Le saviez vous? La chanson Deceptacon (1999) est une réponse à la chanson Kill Rock Stars (1996) de Fat Mike de NOFX, après qu'ils se soient embrouillés en 1992), puis The Julie Ruin, projet solo débuté en 1997 et perpétué en 2013 puis en 2016 avec Hit Reset.

Les treize chansons qui composent Hit Reset sont sans concessions. C'est d'ailleurs pour moi le terme qui résume parfaitement cet album. Les sonorités punk se mêlent aux sons électroniques et sombres des synthétiseurs (I decide), les rythmes "footloose"(Hello, trust no one) aux mélodies mélancoliques d'un piano (Calverton); et toujours la voix de Kathleen, sincère et puissante, intense et sans compromis.
Elle chante sur sa famille, avec des mots à la fois touchants et terrifiants; sur sa mère qui l'a inspiré et encouragé et sur son père, alcoolique et violent, "drunk from a mug shaped like a breast". Mais malgré la détermination et la force de cet album, je ne peux pas m'empêcher de le trouver fun, la faute aux rythmes dansants et sûrement parce qu'il va tout droit; c'est comme ça et pas autrement, si t'es pas content c'est pareil. Et ça, c'est cool.

Hit Reset est devenu la bande son de mon été; dans le casque à vélo en vadrouille ou très, très fort à la maison, en chantant à tue-tête, pour le plus grand plaisir des voisins.