Tout le monde connaît les Breeders. Sérieusement, même si ça ne vous évoque rien au premier abord, vous avez forcément déjà fredonné Cannonball ou Saints. Puis vous connaissez aussi forcément les Pixies. Kim Deal, chanteuse et guitariste des Breeders, était la bassiste et chanteuse des Pixies à la fin des années 80 et est à l'origine de chansons mythiques comme Gigantic. Mais Wikipedia vous expliquera tout ça bien mieux; moi, je veux juste vous raconter l'incroyable concert des Breeders.


Samedi 2 juin, après trois petits jours de road-trip ensoleillé en Charente, qui ont inclus un concert de Ty Segall, des baignades à l'île d'Oléron et un coucher de soleil rose face à l'océan, nous sommes arrivés à Cognac. J'avais pris mes billets presque six mois avant, et je me sentais complètement à ma place au milieu des autres trentenaires/quarantenaires: nous arborions tous le même sourire sur nos visages. Et les mêmes t-shirts de groupes de rock des 90's qu'on aimera pour toujours.

La soirée a commencé avec Équipe de Foot. Il ne faut pas se fier au nom du groupe et aux maillots; ils ne parlent heureusement pas de ballon rond mais jouent à deux des chansons avec un gros, gros son et beaucoup d'énergie. Ce n'est pas vraiment le type de rock que j'apprécie le plus, mais c'était vraiment chouette et ils sont sympas et je serais contente de les revoir un de ces jours.

Puis c'était le moment. Celui où les lumières s'éteignent, où la foule se presse car chaque centimètre carré prend une valeur inestimable. Au son des wououuuuh de joie du public sont montés sur scène Kim et sa soeur jumelle Kelley Deal, Josephine Wiggs et Jim MacPherson, le line-up originel des Breeders. Et en un instant, ils ont rendus un public déjà acquis fou de joie en commençant par New York.
Les morceaux s'enchaînent, les anciens et les nouveaux, tous aussi fabuleux les uns que les autres. Leur dernier album All Nerve est une petite pépite. Face à nous, le groupe est là, mais vraiment là, si proche. Je vous jure, la salle était emplie d'une chaleur et animée d'une émotion si dense et si palpable qu'on aurait pu la couper au couteau.

Pendant plus d'1h30, on a ri, chanté, pleuré, dansé et je crois bien, avec un peu de recul, que c'était l'un des meilleurs concerts de ma vie. J'ai bu une dernière bière pour me remettre de mes émotions dans cette salle incroyable (vous avez beaucoup de chance les charentais), j'ai acheté un t-shirt pour la postérité, et j'ai fait un gros hug à Kim Deal en lui baragouinant en anglais émotif "thank you i love you so much the show was magic" et elle était tellement, tellement gentille. Un ange. Moment immortalisé par une photo floue que je chérirais toute ma vie.


THE BREEDERS ★ PIRATE PLAYLIST

lundi 25 juin 2018

Comme il est étrange, voir dérangeant, ce petit moment de gêne partagé quand tu retrouves un vieil ami pas vu depuis longtemps. Cette distance n'était peut-être pas dû au hasard. Est ce que c'est lui qui a changé, est-ce que c'est toi? Est ce que ça vaut vraiment le coup de se rapprocher à nouveau? J'ai laissé passé deux saisons de réflexion, de remise en question aussi, avant de me sentir prête à revenir ici. Avec un peu d'appréhension et de doute, mais revenir quand même.

Quand j'ai crée ce blog en 2009, je pensais qu'il finirait comme la plupart de mes projets: au bout de quelques mois, avec un sentiment d'inachevé. Neuf ans plus tard, il est toujours là, et prend une place dans ma vie que je n'aurais pas pu pressentir.

Je me suis beaucoup interrogée ces derniers temps sur ma légitimité à tenir ce blog. De suite les grands mots, mais récemment, j'ai eu du mal à trouver ma place à travers l'évolution constante des médias, d'internet et des réseaux sociaux.

Et si les cœurs anonymes dispensés sur instagram suffisaient? Pourquoi essayer d'écrire sur des thèmes qui m'importent quand d'autres le font tellement mieux? Qui a a besoin d'une revue de livres de recettes vegan quand la plupart des gens galèrent à finir le mois? Est-ce qu'à mon insu, je participe à l'uniformisation générale, à la consommation démesurée? N'est-ce pas juste un gros ego trip que de vouloir à tout prix une place sur les internets? A t'on le temps pour ça, vous comme moi?

Puis je me suis rappelée du pouvoir des mots, de ceux qui restent quelque part (vas-y pour retrouver ce que tu as tweeté en 2008). Du pouvoir des interactions, des échanges, qui créent et soudent des communautés. Et dans ce monde, où il ne se passe pas un jour sans que l'actualité nous mette au fond du seau, et où préserver sa santé mentale devient une lutte du quotidien, faire partie d'une communauté c'est important. L'art c'est important. Le partage c'est important.
Et plus personnellement, retrouver le plaisir d'écrire, de raconter des histoires, de partager des mots et des photos autour de choses qui nous rassemblent me manquait. En deux mots, je reviens. Bisous!

SALUT

dimanche 24 juin 2018

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