J'ai passé ma pré-adolescence (boys bands), mon adolescence (punk rock) et une grande partie de ma vingtaine à NE PAS, ou peu, écouter de groupes de filles. Dire que personne n'était là pour m'en faire découvrir n'est pas faux; mais la vraie raison, et qui en était une très mauvaise, c'est que j'étais secrètement jalouse. J'enviais la magnificence de ces filles qui chantaient, jouaient de la guitare, avaient les styles les plus cools, alors que je n'arrivais même pas à faire les 3 notes de Come As You Are sur la guitare de mon mec (en fait ça s'appelle de la misogynie intériorisée et heureusement ça évolue).

Tout ça pour dire que depuis quelques années, je rattrape le temps perdu en écoutant, sans même faire exprès, une majorité de groupes de filles qui dépotent. Mes coups de cœurs de cet été n'ont pas dérogé à la règle, et même si je suis une critique musicale plutôt nulle, je vous conseille vivement d'écouter les artistes qui vont suivre. Voilà.

Daddy Issues

Hum, comment dire? Crush, coup de cœur, ou obsession du moment? Ce que je sais, c'est que j'écoute Deep Dream non stop depuis dix jours. C'est le mix p-a-r-f-a-i-t entre du grunge 90's qui va tout droit, du rock un peu pop lo-fi aux riffs simples mais intenses et une voix qui donne envie de chanter très fort dans son salon (et qui me rappelle Alanis Morissette sur la chanson Boring Girls?).
Bref, je suis complètement en amour devant ce trio de Nashville et je vois pas comment vous ne pourriez pas l'être.




Snail Mail

Snail Mail, c'est d'abord la voix de Lindsey Jordan, 17 ans tout juste, qui prend aux tripes et au cœur un petit peu plus à chaque écoute. L'adolescente prodigue chante avec une lucidité et une intensité qui ne laisse pas indemne, et enchaîne les mélodies de guitares lancinantes. Je ne sais pas si vous conseillerais d'écouter cet album allongé, les yeux clos, les gouttes de pluie s'écrasant sur les vitres, mais si vous avez besoin de pleurer un bon coup, n'hésitez pas. C'est trop beau (je vous ai dit que j'étais nulle comme critique musicale).
(bonus! Cool interview sur Pitchfork à lire ici)




Waxahatchee

Chaque sortie d'album des sœurs Crutchfield est toujours une excellente nouvelle. Celui d'Allison, Tourist in this Town, était incroyable, mais mon coup de cœur a été pour celui de Katie, aka Waxahatchee, Out in the Storm.
Une inondation d'émotions, de vrai et de beauté transparait dans le flot de cet album vécue par l'artiste comme une renaissance; celle que l'ont vit après la fin d'une relation amoureuse destructrice. Katie a trouvé la paix dans ce processus de reconstruction, et nous a offert un album magique et transcendant. Vous l'aurez deviné, moi j'ai eu un coup de foudre.






PIRATE PLAYLIST ★ SUMMER CRUSH

mardi 22 août 2017

Bonjour, je m'appelle Louise, et je fais partie du collectif des plus grands insomniaques du Sud-Ouest.
Je ne suis pas fière de m'être décernée ce titre fictionnel, mais le sommeil et moi, c'est une longue histoire de désamour, depuis toujours. Que ce soit les nuits où je lutte contre le sommeil, avec l'angoisse d'éteindre la lumière (va comprendre) ou les nuits où je ressasse mille pensées incongrues dès que je pose la tête sur mon coussin, les réveils sont souvent compliqués. Cela influe évidemment sur mon énergie, mon humeur, ma tête toute fripée, et mon quotidien en général, personnel et professionnel.

Et puis il y a eu Dodow: un drôle de petit objet blanc, design et lumineux censé favoriser l'endormissement et le sommeil. Autant vous dire que j'étais très curieuse de le découvrir et de le tester!


Sur le papier, le principe est très simple: Dodow projette une lumière bleue au plafond, sur laquelle on synchronise notre respiration; on inspire quand le faisceau s’étend, on expire quand il rétrécit. En se concentrant de la sorte, le flux de pensées diminue et le cerveau surchauffé s'apaise. En mesure avec l'éclairage bleu, le rythme de la respiration ralentit progressivement jusqu'à ce qu'une sensation de fatigue se mette en place.

Et dans la vraie vie? L'utilisation est simplissime; d'une légère pression, on lance le programme de 8 ou de 20 minutes, et on se concentre sur la lumière bleutée. Dès la première fois, en quelques minutes, je baillais à m'en décrocher la mâchoire, et ne pensais à rien d'autre qu'à ma respiration, qui s'apaisait lentement. Une sensation familière à celle de la relaxation qui conclue les séances de yoga. Le programme de 8 minutes m'a largement suffit, mais dans tous les cas, Dodow s'éteint tout seul, pas besoin d'y revenir.


Pour moi, Dodow répond efficacement à la question comment s'endormir le plus sereinement possible. Après, un bon endormissement ne me garantit malheureusement pas une nuit sans réveils nocturnes; mon rythme de sommeil étant très aléatoire et imprévisible (enfin, ça doit probablement dépendre de mon stress, ne nous voilons pas la face).
J'ai néanmoins beaucoup apprécié de pouvoir m'endormir sans être polluée par mes pensées absurdes jusqu'à des heures pas possibles, et je vous le recommande vivement si vous êtes dans le même cas que le mien.

Dodow est disponible en ligne pour le prix de 49€; retrouvez sur le site dédié tout plein d'explications bien plus scientifiques que les miennes sur son fonctionnement et ses avantages!

S'ENDORMIR AVEC DODOW

jeudi 3 août 2017

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