Cher Harry,

Toi et moi, je crois que nous n'avons jamais été officiellement présenté. Il faut dire que j'ai eu du mal à faire le premier pas; il m'aura fallu une petite quinzaine d'années. Oui, je sais, ça semble bizarre, mais j'ai bien compris que tu étais devenu intemporel, alors j'ai pris mon temps. Nous voilà en 2015. J'ai 30 ans. Je n'ai jamais lu Harry Potter. Je te laisse imaginer les "NON?!", les "QUOI?!" et les yeux écarquillés de ceux à qui j'en parle.

Et puis Harry, je dois te le dire, tu m'avais un peu énervé. A l'époque, j'avais 15 ans, et j'aimais les livres comme jamais. Et je me heurtais souvent à des murs quand j'essayais de décrire les passages préférés de mes livres préférés à mes amis préférés.
Lire, c'était bon pour les cours des français, tu sais. Et puis tu es arrivé, sur ton balai magique, et autour de moi ça ne parlait que de Quidditch et d'Expelliarmus. J'étais contrariée comme jamais! Il y avait tellement d’œuvres fantastiques et il fallait qu'on ne parle que de tes problèmes de scolarité et de tes relations compliquées avec quelqu'un dont on ne pouvait même pas dire le nom... J'ai donc décidé de t'ignorer splendidement. Pas de Poudlard, pas de voiture volante, nada, que dalle, boycott pur et dur de Potter et de ses amis.

Tu sais ce qui m'a fait changer d'avis? Parce que non, ma radicalité ne s'est pas assagie avec l'âge. Mais il y a beaucoup de gens qui t'aiment. De gens qui m'inspirent ou auxquels je tiens. Alors je les ai écoutés. Un peu au début, et puis j'ai vu leurs yeux briller quand ils parlaient de toi. Ça m'a semblé beau et un peu magique, et j'avais envie de connaître ça, moi aussi.

Nous voilà en 2016, j'ai enfin lu les aventures d'Harry Potter, et ça a été un voyage que je ne regrette pas. A vrai dire, mon seul regret a été de refermer Les reliques de la Mort en sachant qu'il n'y aurait pas de suite. En supposant que peu de mes lectrices/lecteurs soient dans mon cas; je ne vous ferais pas l'affront d'en faire un résumé...
J'ai eu un peu de difficulté à passer le côté enfantin des deux premiers livres, mais à partir du troisième tome, j'ai été conquise par cet univers magique et trépidant, par ses personnages forts et touchants. Pour être honnête, j'ai même dévoré les livres suivants en l'espace de quelques jours à chaque fois!
J'ai souvent souri, j'ai été triste (non mais elle avait qu'à tuer encore plus de monde dans le dernier tome JK Rowling); il faut bien l'avouer, j'ai été captivée et ravie de découvrir, moi aussi, le monde d'Harry Potter. Alors merci à celles et ceux qui m'en ont parlé, qui m'ont prêté les livres, qui m'ont entraîné dans leur passion pour ce héros intemporel.

Je n'ai plus qu'à regarder les huit films maintenant... il était bien évidemment hors de question de les voir avant de lire les livres!
Illustration Anne Lambelet

THE BOOK CLUB ∆ HARRY POTTER

samedi 26 mars 2016

(Deux jours après les tragiques évènements de Bruxelles, une pensée pour tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par la violence et la folie des hommes. Vous êtes dans mon cœur.)

J'ai eu un peu de mal à le croire, mais vous avez sous les yeux mon 400ème article. J'étais loin d'imaginer que je vous raconterais autant de choses lors de cette insomnie estivale de 2009.
Pour sûr, j'avais envie d'avoir mon petit espace à moi sur les internets, Myspace ne me suffisait plus (old but true), et j'étais super contente du nom de pirate que j'avais trouvé. Mais j'étais loin d’imaginer que, presque 7 ans plus tard, je chérirais ce petit blog qui m'a tant apporté et qui, même si c'est bizarre à dire, occupe une place quasi indispensable dans ma vie.

Pour fêter ça, je vous propose un petit retour dans le temps; j'ai compilé mes articles préférés publiés depuis la création de A Pirate's Life For Me. Oh, ce ne sont peut-être pas ceux qui ont été le plus lu, ou même appréciés, mais ceux dont je suis la plus fière, et qui ont fait que ce petit blog a traversé les années.

2009-2010 

Il faut être honnête, certains articles du début du blog ne ressemblent à rien. En faisant cette rétrospective, je me rends compte que je me plaignais énormément (ahahah), que je racontais beaucoup ma vie, comme ici ou encore là. Des fois, c'était un peu plus mignon et poétique, un peu mieux écrit, avec des comparaisons avec Hook, qui mettent des paillettes dans le cœur de tout bon 90's kid qui se respecte. Je parlais déjà de mes amis que j'aime fort et je ne posais jamais ma bière même pour les photos. Je faisais des photos argentiques de couchers de soleils et de chats, de mon amoureux et du bassin, et c'est à peu près ce que vous pouvez retrouver sur instagram aujourd'hui. Je bossais encore un peu dans le "cinéma", d'où des albums photos surréalistes. Je racontais mon amour indéfectible pour le punk rock, et de la place qu'il tient toujours dans ma vie.

2011

L'année la plus productive sur le blog avec un total de 88 articles! Mais surtout une année charnière, celle de mes 26 ans, où j'ai pris le chemin de l’acceptation de soi et de l'épanouissement. Ça a été un chemin sinueux et périlleux, qui s'est traduit ici par des articles sincères, sans photos (hérésie aujourd'hui): celui où une banale histoire du quotidien a fait de moi une meilleure personne, celui où j'ai décidé d'en avoir strictement rien à foutre du regard des autres, celui où je refuse les débats parce que j'ai toujours raison je monte en pression en une minute, celui où je démontre l'importance des petits bonheurs, et que c'est facile, parfois, de choisir d'être heureux.

2012

J'ai commencé l'année par une constatation: y a quelque chose qui en train de changer, et je peux pas y faire grand chose, mais ça a l'air quand même cool. Pour le coup, je continue dans ma lancée gratitude attitude avec des petites listes qui rendent heureux. Mais l'année 2012, c'est surtout un rêve qui se réalise: notre premier voyage en Californie, celui que j'attendais depuis mes 15 ans. Et y a pas à chipoter, cette escapade est parfaitement à la hauteur de mes attentes. J'écris tout plein d'articles, mais mon préféré reste celui de Venice Beach. Je continue à faire des photos de mes trois matous d'amour, avec cette série qui reste ma préférée de tous les temps. Et puis, je crois que j'écris mon article favori; celui qui sort d'une traite, avec le cœur qui bat vite et la gorge nouée, et qui me touche toujours autant aujourd'hui: Agnès. L'année se conclut sur de jolis souvenirs et de belles promesses.

2013

Cette année commence avec un teint hâlé et du rhum plein la valise; je vous raconte nos vacances chez un de nos meilleurs potes en Guadeloupe, dont cette incroyable escapade en bateau (sobrement intitulé Boats and Hoes). Mon boyfriend et moi fêtons nos 9 ans d'amour; ce qui me paraît toujours autant incroyable aujourd'hui (que ça en fait 12!). C'est aussi une année qui fait mal au cœur, celle où notre chat adoré Scat s'en va au paradis des matous. Je pense encore très souvent à lui.
Je décide de faire quelque chose de mes 10 doigts, et j'ouvre ma petite boutique de barrettes sur Etsy. Puis nous partons faire un voyage qui reste encore aujourd'hui les plus belles vacances de ma vie; la Californie et nous, ce sera une histoire d'amour éternelle. Je continue à mettre des petits bonheurs partout dans ma vie, et je fais une rétrospective à base de photos instagram que j'aime beaucoup!

2014

L'année où je parcours le monde et où je vide mon compte en banque (spoiler: ça en valait la peine): ce sera Londres, Amsterdam pour nos 10 ans d'amoureux, encore la Californie mais avec les copains cette fois pour le Burgerama, deux allers retours à Paris, encore un peu Londres, et New York pour mes 30 ans. Ce sera aussi l'année où j'assume mes opinions, que ce soit sur le féminisme ou le fait de ne pas vouloir d'enfants. Je commence à vraiment parler de musique, à travers les pirate playlist, et ça me plaît. J'écris cette lettre à mon jeune moi de 16 ans (non je ne suis pas psychotique), et ça me touche plus que ce je pouvais imaginer. En septembre, je marie mon meilleur ami sur la plage, et c'est un souvenir que nous chérissons tous!

2015

L'année où je reste chez moi parce que je n'ai plus de sous avec tous les voyages de 2014! Mais rester chez soi n'a rien de négatif, bien au contraire: je re-découvre l'endroit où je vis (un vrai petit paradis) et Bordeaux, je m'occupe de ma maison pour la rendre chaleureuse et à notre image (et je fais la même chose avec ce petit blog), je redeviens un rat de bibliothèque, je fais tout plein de recettes de cuisine, je fais même des articles DIY, je me mets au yoga et c'est une révélation, j’écris un article look/acceptation de soi avec l'aide de ma copine Morgane...
Bon, je vais quand même à Paris (enfin à Disneyland), au Pays Basque, à San Sebastian et à Brighton, parce que les voyages, c'est comme les tatouages, quand tu commences, c'est vraiment compliqué de t'arrêter. 

2016

Et nous revoilà dans notre bonne vieille année 2016! En l'espace de trois mois, je me suis déjà énervée contre un macho écervelé, j'ai cuisiné des recettes gourmandes, lu tout plein de livres et vous ai parlé de créatrices de talents. Je sais déjà que cette année va dépoter!

Vous l'aurez compris, tenir ce petit blog depuis toutes ces années ne m'aura pas seulement servi à vous raconter ma vie; c'est pour moi à la fois un défi et un plaisir de le faire vivre. Je manque parfois d'inspiration, je publie quand j'en ai envie, et ma ligne éditoriale n'est que moyennement définie, mais je crois que ça ne pourrait pas plus me ressembler!

Et au-delà du blabla, le plus important, ce que je préfère, ce sont les échanges, les rencontres et les amitiés qu'il a engendré. Parce que c'est ça le plus important; on raconte nos vies derrières des écrans, on rit, on pleure, on demande des conseils à des anonymes qui petit à petit deviennent des connaissances, des copines, des amies.
Et ça, ça vaut tout l'or de tous les blogs du monde.



400! {MES ARTICLES PRÉFÉRÉS}

jeudi 24 mars 2016

Étant adepte de l'adage "si tu n'as rien à dire d'intéressant, tais toi donc" (mais est ce que cette citation existe vraiment?), j'avais légèrement déserté le blog ces derniers temps... Je reviens donc aujourd'hui pour vous parler de ma petite maison, et d'un coin j'affectionne en particulier, mon bureau.

J'ai toujours aimé avoir un bureau. C'était forcément pratique pour faire ses devoirs plus jeune, mais c'était surtout mon coin à moi, celui où j'écrivais des nouvelles, des poèmes, des lettres, où je dessinais (la vie pré-internet); j'y exposais tout ce qui me tenait à cœur et collectais mes souvenirs dans un tiroir secret.
Dans ma maisonnette actuelle, je partageais une pièce à l'étage avec mon boyfriend où nous avions chacun nos bureaux. Le sien s'est rapidement transformé en studio de musique à part entière; et moi j'avais pris l'habitude de blogger/faire des barrettes/écrire depuis mon canapé, dans le salon. Mais c'était avant cette recherche sur le Bon Coin et ce coup de cœur gigantesque pour ce petit bureau des 60's.
Deux sms et un aller-retour à Bordeaux plus tard, je me créais à nouveau un petit coin à moi. 
Ma maison date des années 70, avec tout l'esthétisme et les désagréments que ça peut comporter (mais qui a pu trouvé ça cool d'avoir un crépi aussi moche) mais ce qui est sûr, c'est que je peux me permettre d'avoir des meubles vintage sans risquer un anachronisme flagrant. J'ai donc complété avec une chaise en moumoute, qui rend mon petit espace encore plus cosy et confortable.

Soyons honnête: j'ai bien rangé et déguerpi mon bazar quotidien (et le chat qui est bien content de se pelotonner contre le radiateur)pour le photographier, mais je m'entoure quand même de ma collection de carnet vides, de photos et de souvenirs chers à mon cœur, le tout baigné par une lumière chaleureuse, quand celle de l'extérieur ne suffit pas.

Alors oui, pour le crépi, le carrelage et le radiateur on repassera, mais pour tout le reste, je suis la plus heureuse (et je n'ai pas froid aux pieds alors que je vous raconte tout ça). J'ai retrouvé un endroit où poser mes pensées, un petit coin rien qu'à moi en plein milieu du salon.

Le bureau vient de NHOMade Création à Bordeaux, la chaise (qui répond au petit nom de Mauricette) de Maisons du Monde, la lampe de Fly je crois, mais il y a 1000 ans.
Sur le moodboard, on aura reconnu une bannière Summer Boyfriend, une carte Buffy de Oh Gosh Cindy, Hamtaro, un badge Bobby Pins, une super soirée d'Halloween, un autocollant des Thermals, des mojitos de Guadeloupe et le fameux chien de Venice Beach qui a des $$$ plein le slip.
La tasse Love est trouvable sur Asos, les badges sont fait par Flowers and Bones, les polaroids sont chinés, ma carte du FBI est incroyable (TRUST NO ONE), le cahier fleuri vient de chez Hema, et la suspension de porte antisociale de Adam J. Kurtz se télécharge ici.

Vous aussi, vous avez un petit bureau rien qu'à vous? Ou est ce  juste encore une de mes lubies? 

BIENVENUE A LA MAISON - MON JOLI BUREAU

dimanche 20 mars 2016

Dans la continuité de "merci Netflix de me faire découvrir tout plein de films cools que je n'aurais probablement pas vu si je ne passais pas deux heures à fouiner dans tout ton catalogue, tout ça pour le prix de deux pizzas surgelés par mois", j'ai regardé Heavy.

Premier film de James Mangold, réalisateur de Girl, Interrupted (que je n'ai toujours pas vu, honte sur moi) et du fantastique Walk The Line, Heavy n'est pas un film sensationnel et grandiloquent; c'est une histoire simple de solitude, de faux espoirs et d'estime de soi.

Vincent (Pruitt Taylor Vince, qu'on a déjà vu dans X-Files), un thirthy-something mal dans sa peau, en surpoids et atteint de nystagmus (trouble du contrôle des mouvements oculaires assez perturbant) travaille dans un dinner de bord de route américain avec sa maman Dolly (Shelley Winters). Cette dernière passe son temps à se remémorer feu son mari et à houspiller sa serveuse Delores (Deborah Harry, oui, oui Blondie). Leur routine quotidienne est troublée par l'arrivée de la jeune et douce Callie (Liv Tyler, son premier rôle), qui a abandonné la fac par dépit et qui cherche un petit boulot. Vincent tombe amoureux d'elle, mais sa timidité maladive empêche toute communication, malgré l'enthousiasme communicatif de Callie.

Je ne vous raconte pas la suite du film, mais ça n'est pas une romance ou une bluette, plutôt un "moment de vie" (aidez moi à trouver une expression plus cool merci) un peu lent, un peu triste, un peu universel, mais surtout très juste. Qui laisse un goût amer, et un pincement au cœur.
Rythmé par les compositions de Thurston Moore de Sonic Youth et des paysages pas vraiment grandioses, Heavy m'a plus touché que je ne saurais l'admettre. Je crois même qu'il m'a un peu mise mal à l'aise, mais ça doit dépendre de l'humeur dans laquelle le spectateur se trouve quand il regarde le film. J'ai aimé le côté contemplatif et les émotions brutes, parfois dérangeantes, des différents personnages; il m'a rappelé un de mes films préférés du monde entier, Buffalo 66.
J'ai beaucoup d'affection pour ce cinéma qui est tout sauf spectaculaire, mais qui en met plein les yeux, je crois même que c'est le style que je préfère. Bref, je m'égare, mais vous l'aurez compris, je vous conseille vivement de découvrir Heavy.

Est ce que vous avez vu ce film?
Est ce que vous avez des films de ce genre (ou pas) à me conseiller?

Deux pouces levés pour moi aussi.

HEAVY

jeudi 3 mars 2016

Latest Instagrams

© a pirate's life for me. Design by Fearne.