L'an dernier, je commençais une rubrique mensuelle à base de jolis moments racontés par des photos instagram, mais depuis octobre, j'avais un peu, euh, oublié.
Le retour des beaux jours est donc le prétexte idéal pour continuer à raconter ces petits bonheurs du quotidien, ces instants qui rendent les journées plus belles.





LES JOLIS MOMENTS DE MAI

vendredi 29 mai 2015

Mon amour tout neuf pour les succulentes et autres mignonnes petites plantes (la faute à la jolie Lilla and The Birds) a fait que ma maison a récemment été envahie de petits pots, boutures, serres, sacs de terreau et j'en passe.
Mais le plus joli moyen de présenter toute cette verdure, ce sont les terrariums. Ces petites merveilles géométriques mettent en valeur les succulentes et embellissent une maison à eux tout seuls.




▲ D.I.Y ▲ FAIRE SON TERRARIUM

mercredi 27 mai 2015

"Nous savions que les filles étaient nos jumelles, que nous existions tous dans l'espace comme des animaux qui avaient la même peau, et qu'elles savaient tout de nous alors que nous étions incapables de percer leur mystère.
Nous savions, enfin, que les filles étaient en réalité des femmes déguisées, qu'elles comprenaient l'amour et même la mort, et que notre boulot se bornait à créer le bruit qui semblait tant les fasciner."


Il y a 15 ans, j'avais 15 ans, et Virgin Suicides sortait dans les salles obscures.

Adapté du roman éponyme de Jeffrey Eugenides, le film de Sofia Coppola raconte l'histoire des sœurs Lisbon, adolescentes incandescentes et insaisissables, qui évoluent dans cet univers onirique, morbide et fascinant.

Les années ont passé, ce siècle a changé de décennie et moi aussi, mais cette fascination ne m'a jamais quitté.

L'adolescence m'a toujours captivée. Cet état transitoire, cette période poignante et terrible qui symbolise la fin de l’innocence, et dont nous conservons une poignée de souvenirs passionnés mais flous, douloureux et candides. Dans ce film, on retrouve cette ambiance de malaise profond et naïf qui est le propre de toutes les adolescences; quand la vie doute et qu'elle ne s'est pas encore inventé de réponses toutes faites.

J'ai grandi avec le souvenir de la blondeur éblouissante et la fragile insolence des sœurs Lisbon, à la fois éblouie et troublée par leur existence fugace.
Je suis tombée amoureuse de Trip Fontaine, malgré mon aversion pour les pantalons en velours des années 70.
J'ai écouté des disques, avec une petite boule dans la gorge, celle qui arrive quand tu ne t'y attends pas.
J'ai regardé le film, encore et encore, sans broncher, puis j'ai passé des nuits les yeux grands ouverts, hantée par ses héroïnes intemporels.

Il est rare de trouver des adaptations cinématographiques d'œuvres littéraires qui retranscrivent parfaitement les personnages découverts au fil des mots. Dans une atmosphère confinée et onirique, sans aucune explication ni jugements sur les actes de chacun des personnages, nous contemplons, comme les narrateurs, la décomposition et les derniers scintillements de l'existence des filles Lisbon.

Quinze ans après, je ne vous apprendrai rien de plus sur ce film.
Mais peut-être que, le temps d'un instant, vous vous rappellerez le goût du Schnapps à la pêche, l'émoi et l’ivresse d'un premier regard échangé, ou cet éclat de rire dans la lumière d'une chaude journée d'été.

"A la fin, leur âge, ou le fait qu'elles soient des filles, n'importait pas, mais seulement que nous les avions aimées, et qu'elles ne nous avaient pas entendus les appeler, qu'elles ne nous entendent toujours pas, ici dans notre cabane dans l'arbre, avec nos crânes dégarnis et nos ventres mous, tandis que nous les appelons à sortir de ces pièces où elles sont entrées afin d'être éternellement seules, seules dans le suicide, qui est plus profond que la mort, et où nous ne trouverons jamais les éléments pour les reconstituer." 




VIRGIN SUICIDES

jeudi 21 mai 2015

Ouais c'est bientôt l'été! Du soleil, des mojitos framboise, de la couleur partout! Et votre sac à main, vous le tricoterez de quelle couleur, lait-menthe, rose babydoll ou jaune citron? Parce que cet été, grâce à Peace and Wool, quand on vous dira "Oh il est trop mignon ton sac, tu l'as acheté où?", vous pourrez fièrement répondre "C'EST MOI QUI L'AI FAIT!"







PEACE & WOOL ☆ TRICOTE TON SAC! {CONCOURS}

dimanche 17 mai 2015

Les bonnes résolutions faiblissent toujours un peu en cours de route, c'est bien connu. C'est ainsi que ma pile de livres à lire n'a pas vraiment baissé ces derniers temps, et pas seulement parce que je passe mon temps à la remplir....

Le quota de bouquins a été revu un peu à la baisse, mais j'ai tout de même réussi à avoir de bonnes (et de moins bonnes) surprises dans mes dernières lectures!

Sag Harbor Colson Whitehead

" C'était le premier indice de mes lacunes dans le domaine du naze/pas naze : ce qu'on pouvait dire en présence des filles ou des mecs cools, et ce qu'il fallait éviter. Parler de Donjons et Dragons, c'était comme péter pendant le jeu du placard : certes, je ne m'étais jamais trouvé enfermé dans un placard avec une fille, mais j'y avais réfléchi et j'en avais conclu qui si un jour l'occasion se présentait mieux vaudrait s'abstenir de péter."

Ne me demandez pas comment ce livre a atterri dans ma wishlist amazon, je n'en ai sincèrement aucune idée. Mais si c'est un(e) lect(rice)eur de ce blog qui me l'a conseillé, alors je vous dis merci, merci, merci.
C'est l'été 1985, et comme chaque année depuis toujours Benji passe ses vacances à Sag Harbor, la station balnéaire de la bourgeoisie noire new-yorkaise. Mais cette fois, il se l'est juré, tout sera différent : il vient d'avoir quinze ans, il a même trouvé un premier boulot. Dorénavant, on l'appellera Ben, il changera de coiffure, ses copains le prendront au sérieux et les filles s'intéresseront enfin à lui. Malgré les fiascos, les tensions familiales, les aventures tragi-comiques, Benji s'obstine, bien décidé à montrer qu'il n'est plus un enfant. À force de l'attendre, la vraie vie finira bien par arriver. Et lui-même saura enfin qui il est.

Ce n'est pas un roman à sensations fortes avec un climax et une chute, mais un récit de souvenirs, qui vont et vient comme le ressac des vagues sur la plage. Dans la chaleur de l'été, les préoccupations adolescentes de cette bande de jeunes nous font sourire et paraissent un peu dérisoires aujourd'hui, mais pourtant elles ont été les nôtres: qu'est ce qu'on va faire aujourd'hui? qui a une voiture pour nous amener à la plage? est ce qu'on va réussir à acheter de la bière? est ce que machin m'aime bien?
L'auteur dépeint ce moment de transition dans ce lieu hors du temps d'une manière savoureuse et passionnante, les descriptions des petits moments y sont incroyables, et j'ai eu plusieurs fois l'impression de reconnaître cette station balnéaire, ses autochtones et autres touristes dans les analyses de Ben, qui travaille chez un glacier. Pour être honnête, ça m'a même rappelé des souvenirs.
Les mots de l'auteur et de son double de 15 ans donnent à réfléchir, sont captivants et drôles. Les questions d'identité et d'adaptation à ce monde compliqué et bizarre reviennent souvent, au milieu des petites aventures du quotidien.
C'est un beau livre, universel, touchant et terriblement bien écrit. D'ailleurs, je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai lu un livre si bien écrit. Je vous le recommande sans hésitation (d'occasion sur amazon il vous coûtera 3€, frais de ports inclus, n'hésitez pas). 
Ma note: ★★★★☆

Le mec de la tombe d'à côté Katarina Mazetti


"C'est presque devenu un sport. Benny faisait à peu prés tout pour paraître un gars simple de la campagne sauf cracher le tabac à chiquer par terre et se battre au couteau, et je suis de venue femme de Carrière avec Centres d'intérêts Culturels. Trois C, on aurait pu y ajouter deux autres pour Complétement Conne." 
 
Maintenant que je me suis mise en tête de donner mon avis sur mes lectures, je suppose que "ouais, bof bof" ou "boooooring" ne suffira pas?
J'ai l'impression d'avoir vu ce livre dans chaque pile de livres à lire, dans chaque librairie où j'ai mis les pieds ces dernières années. Le titre était original, ça se passe en Suède et j'aime bien la Suède, les avis des lecteurs (je cite "un livre jubilatoire sur la collision des cultures") semblaient positifs, je m'apprêtais à passer un chouette de moment de lecture.
Comme l'indique le gros cœur sur la couverture, il s'agit d'une romance. D'un côté, nous avons Désirée, 35 ans, citadine, bibliothécaire, beige. De l'autre, Benny, à peu près le même âge, campagnard, fermier, qui n'aime pas les livres.  Déjà, ça pue le cliché à 20 kilomètres. Ils se rencontrent au cimetière, où Désirée essaie en vain de pleurer sur la tombe minimaliste de son mari, et où Benny entretient la tombe kitsch de ses parents. Un sourire partagé et je vous laisse imaginer la suite.

Le début est, malgré tout, plutôt sympa; les chapitres s'alternent du point de vue de Désirée puis de Benny. Puis plus rien.
Je me suis ennuyée jusqu'à la fin, qui est censée être imprévisible et que j'ai juste trouvé creepy. Les personnages sont fades et même antipathiques, surtout cette pauvre Désirée que j'ai eu envie de secouer du début à la fin. Même les férus de romantisme seront déçus; le cœur de la couverture était en fait une arnaque. Aussitôt lu, aussitôt oublié!
Ma note: ★☆☆☆☆

Drugs Are Nice: A Post-Punk Memoir Lisa Crystal Carver


"If Suckdog isn't good, at least we can make it unique."

Dans ses mémoires, Lisa Crystal Carver se remémore son adolescence à la fin des années 80, début 90, une ère radicalement différente, dans l'underground et la subculture punk qu'elle a contribué à façonner. Elle raconte la création de son groupe Suckdog en 1987 et les événements sauvages qui ont suivi: son départ précipité d'une petite ville du New Hampshire pour une tournée en Europe à 18 ans, la création de son fanzine Rollerderby, son mariage alors qu'elle n'est qu'une adolescente, le choix de de se prostituer, les performances artistiques et musicales violentes et artistiques, mais aussi la naissance de son fils atteint d'une maladie chromosomique rare en 1994, et les choix d'un changement d'un vie qui s'est imposé à elle.

Drugs Are Nice est à la fois léger et grave, intemporel et ancré dans son époque. C'est un vrai compte-rendu de cette génération qui voulait briser toutes les règles, mais aussi l'histoire d'une artiste, d'une femme, et d'une mère qui fait le choix de devenir adulte selon ses propres termes.
Je ne connaissais absolument pas Lisa Carver et son histoire. Ses mémoires sont inspirantes et à la fois dérangeantes, dans sa manière de concevoir sa vie et son art sans aucunes limites. Elle suit son intuition, ne s'excuse jamais de ses choix; à l'age de 20 ans, elle avait plus vécu que ce que la plupart des gens vivront dans leurs vies.
Son récit pertinent, au cœur des jours sombres mais excitants des années 90, fait d'une certaine manière se sentir vivant; c'est excitant de réaliser que les seules limites de la création artistique sont celles que l'on s'impose.
Je crains malheureusement d'être un peu passée à côté à cause du vocabulaire; je n'ai pas un mauvais niveau d'anglais mais je suis loin d'être bilingue, et la double concentration qu'il est nécessaire d'avoir quand on lit en anglais m'a fait défaut récemment... 
Ma note: ★★★☆☆

Thyroide : Enfin le traitement qui sauve Caroline Lepage

Okay, ce n'est pas vraiment un livre qui a sa place dans des conseils de lectures. Mais les problèmes de thyroïde étant tellement courants que j'ai estimé qu'il pourrait intéresser des malades, leurs proches et familles. Cette étude permet vraiment de mieux cerner et comprendre les différents symptômes et conséquences des dérèglements thyroïdiens. Restez si vous êtes curieux!

Derrière ce titre racoleur et pas franchement véridique se cache une étude sérieuse et totalement accessible. L'auteure et journaliste scientifique Caroline Lepage découvre à ses 23 ans qu'elle est atteinte de la maladie auto-immune d'Hashimoto, qui provoque une inflammation de la thyroïde jusqu'à ce qu'elle ne produise plus du tout d'hormones thyroïdiennes (♪ ♫ Tout ceux qui sont dans ce cas levez le bras ♪ ♫ ).
Bref, cette étude récapitule les différents symptômes des problèmes thyroïdiens et aborde le sujet délicat "on nous prend pour des dindons": traités à vie avec un médicament unique, même avec un taux d'hormones thyroïdiennes dans la norme, pourquoi certaines personnes souffrent encore des symptômes de l'hypothyroïdie, telles que frilosité, fatigue extrême, prise de poids, crampes, je t'en passe et des meilleurs? La vérité est ailleurs, pour changer.
L'auteure aborde des solutions diverses, que ce soit par la nourriture (prochaine lecture santé: L'alimentation ou la troisième médecine du docteur Jean Seignalet) ou une autre hormone thyroïdienne souvent oubliée. Elle ne propose pas vraiment de traitement qui sauve, mais mets le doigt sur les autres possibilités d'amélioration de vie pour les malades de la thyroïde, malheureusement trop rarement abordées par les professionnels de la santé...
Ma note: ★★★☆☆

THE BOOK CLUB ∆ MARS-AVRIL

jeudi 14 mai 2015

J'ai été conquise par les créations de Chloé dès le premier regard; ses bijoux fins et cosmiques sont presque magiques.





COMÈTE ▲ HANDMADE JEWELLERY ▲

vendredi 8 mai 2015

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